La chute des prix de l’immobilier résidentiel américain perd en intensité
L’évolution des prix de l’immobilier résidentiel aux Etats-Unis semble marquer une inflexion dans la tendance. L’indice composite Case-Shiller sur les vingt principales agglomérations américaines, publié par Standard & Poor’s, a certes poursuivi sa chute en février avec un recul de 2,2 % sur un mois, légèrement supérieure au consensus. Depuis leur sommet de juillet 2006, les prix ont désormais plongé de 30,7 % et la totalité des métropoles a enregistré ce recul entre décembre et février. Sur un an, la dépréciation des prix de 18,6 % apparaît toutefois conforme aux attentes et légèrement inférieure au record de 19 % atteint le mois précédent.
Surtout, « pour la première fois depuis seize mois, il n’y a pas eu de nouvelle baisse record de l’indice composite sur un an », souligne David M. Blitzer, président du comité des indices de Standard & Poor’s, en ajoutant avoir noté une décélération du rythme de la contraction dans certaines régions. Si Phoenix, Las Vegas et San Francisco continuent d’enregistrer des replis annuels supérieurs à 30 %, Dallas, Denver et Boston enregistrent ainsi un recul de respectivement 4,5 %, 5,7 % et 7,2 %.
Alors qu’on considère chez Natixis que le moratoire temporaire sur les expulsions a pu contribuer à cette légère amélioration malgré l’importance des stocks d’invendus et la détérioration du marché de l’emploi, « le niveau plus abordable des prix commence à attirer certains acheteurs qui bénéficient de taux d’intérêt historiquement bas », estime pour sa part Anna Piretti, économiste chez BNP Paribas. « Il va falloir attendre quelques mois pour juger de la pérennité de cette évolution », conclut David M. Blitzer.
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