La chute de la livre mord l’économie britannique
Les Britanniques ont appris hier que l’inflation, longtemps aussi atone que dans le reste de l’Europe, était remontée en septembre à 1%, contre 0,6% en août.
L’homme de la rue ne devrait pas manquer de s’en apercevoir, car ce sont les secteurs de l’habillement et des services de proximité qui ont le plus tiré l’indice des prix.
Ces chiffres ont contribué à donne du crédit aux prévisions pessimistes des économistes, qui voient l’inflation atteindre entre 3 et 4% en 2018.
Tels sont les effets de la baisse de la livre, de 18% depuis le vote du 23 juin, qui renchérit les produits importés.
Ces effets sont sensibles non seulement sur les indicateurs macroéconomiques mais aussi sur les comptes des entreprises.
Il y a quelques jours, Tesco a décidé de déréférencer certains produits très populaires parce que leur producteur Unilever voulait relever leur prix de 10% pour compenser la baisse de la devise britannique.
Or ce phénomène va impacter aussi les entreprises de transport.
Tant easyjet que Ryanair ont dû avertir le marché que le recul de la devise nationale allait leur coûter une part non négligeable de leurs résultats.
Les effets ne sont pas exactement comparables d’une compagnie à l’autre, du fait de coûts et de politiques tarifaires différentes.
Mais toutes deux prévoient des profits décevants, inférieurs de 10% aux prévisions dans le cas de Ryanair, et de 28% par rapport à l’an dernier dans celui d’easyJet.
Les conséquences du Brexit sont aussi ressenties par Eurostar.
L’opérateur des navettes transmanche, par ailleurs touché par les attentats sur le continent, a dû annoncer hier une baisse à venir de l’emploi ainsi que de la fréquence des passages entre Londres et le continent.
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