La Chine ressuscite le marché local des « muni-bonds »
Pékin va laisser les provinces locales émettre des obligations à 3 et 5 ans directement sur le marché pour la première fois depuis près de vingt ans
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
Pékin vient au secours de ses provinces. Le ministère des finances a annoncé jeudi dernier un projet pilote visant à laisser les provinces de Zhejiang et Guangdong, ainsi que les villes de Shanghai et Shenzhen émettre des obligations à 3 et 5 ans directement sur le marché. Ce programme est destiné à être ensuite étendu à l’ensemble des collectivités locales du pays afin d’éviter un risque de défaut qui contaminerait le secteur bancaire. Le président du régulateur chinois a reconnu que le problème était inquiétant. «Nous ne pouvons pas nier que les plates-formes de financement des collectivités locales n’ont pas été bien gérées».
Pékin avait gelé l’autonomie budgétaire et financière des provinces en 1994. Mais les collectivités ont réussi à contourner l’interdiction en créant des véhicules destinés à financer leurs investissements. La politique de relance initiée par l’Etat en 2008 a favorisé l’explosion de la dette locale, qui a atteint 10.700 milliards de yuans fin 2010 (soit 26,9% du PIB), contre 4.000 milliards en 2007 selon le National Audit Office (NAO). Une dette qui serait d’ailleurs plus proche des 14.000 milliards, estiment les analystes. Or, le NAO indique que 24% de la dette est exigible en 2011 et 17% en 2012, soit 1.800 milliards de yuans. De plus, un quart des collectivités ont une dette supérieure à leurs recettes et 26% des véhicules sont en situation de perte.
Les banques sont, elles, exposées à hauteur de 8.500 milliards. Deutsche Bank estime que «si 30% des prêts bancaires aux collectivités deviennent non performants, avec un taux de recouvrement historique de près de 20%, cela représente une perte potentielle de 5% du PIB», qui obligerait l’Etat à recapitaliser les banques. Moody’s estime que la proportion de mauvais prêts dans les banques chinoises pourraient atteindre 8 à 12% des actifs totaux.
Le gouvernement n’a pas précisé quels seront les montants des émissions autorisés, mais le Financial Times estime que les quatre entités pourraient être autorisées à émettre entre 20 et 30 milliards de yuans d’ici la fin de l’année. L’Etat émet aujourd’hui 200 milliards de yuans en obligations pour financer les besoins des collectivités. «Le bilan du gouvernement central et ses recettes fiscales, alliés à une croissance solide, devraient lui permettre de gérer le problème de la dette locale» sans engendrer de crise bancaire, estime Standard Chartered.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
La banque américaine, qui a codirigé avec Goldman Sachs l’introduction en bourse de SpaceX et engrangé 100 millions de dollars sur ce seul dossier, affiche aussi un résultat de trading actions record.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve