La Chine infléchit sa politique de change pour un atterrissage en douceur
Pékin prône une relative stabilité du yuan contre dollar pour amortir le ralentissement de la croissance chinoise à 9,1 % au troisième trimestre
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
Photo: PHB/Agefi
-
La Chine cherche un second souffle. La croissance chinoise a ralenti à 9,1% en rythme annuel au troisième trimestre, contre 9,5% au second trimestre et 9,7% au premier. Un niveau légèrement inférieur au consensus Bloomberg qui tablait en moyenne sur une croissance de 9,3%, et au plus bas depuis deux ans. L’indice de la Bourse de Shanghai a reculé de 1,8% lundi soir à 2.397,41 points.
«Mais le taux de croissance de l’économie chinoise reste à un niveau élevé, et le risque de «hard landing» semble s’éloigner» estime Aurel BGC. Le FMI prévoit une croissance de 9,5% sur l’année, après 10,4% en 2010. En outre, la production industrielle a accéléré à un rythme annuel de 13,8% en septembre, contre 13,5% en août et 13,3% prévu par le consensus, et ainsi que les ventes au détail à 17,7% en septembre contre 17% en août.
Sans compter que Pékin a déjà adapté sa politique de change au ralentissement du commerce extérieur. L’excédent de la balance commerciale s’est réduit de moitié en deux mois à 14,5 milliards de dollars en septembre, et UBS prévoit une croissance de 7,7% au premier trimestre 2012, handicapée par le ralentissement de la demande extérieure. «Même si nous devons soutenir notre croissance en stimulant la demande intérieure, nous ne comptons pas abandonner si facilement notre poids dans le commerce international» a prévenu lundi le premier ministre. Wen Jiabao entend garder un renminbi «relativement stable», maintenir sa politique tarifaire extérieure et accroître son soutien aux entreprises locales exportatrices.
Pékin a laissé sa monnaie s’apprécier de 18% contre dollar sur les quatre dernières années afin de lutter contre les pressions inflationnistes. Mais le rééquilibrage progressif de la croissance vers la demande intérieure dans un contexte international incertain incite les autorités à freiner le mouvement. Hier, la banque centrale a fixé une nouvelle fois la parité du yuan contre dollar à un niveau inférieur, soit 6,3749, et le cours s’est déprécié de 0,17% à 6,3812 à Shanghai. Les taux forward à un an ont baissé de 0,16% à 6,3945, soit 0,2% de moins que le cours spot. A Hong Kong, le yuan s’est également replié de 0,13% à 6,4405.
Dans ce contexte, seul un recul de l’inflation (à 6% en septembre) autour de la cible de 4% et une détérioration supplémentaire de l’activité pourraient inciter la banque centrale à assouplir sa politique monétaire.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon