La Caisse d’Epargne Ile-de-France lance sa propre activité de banque privée
Un doublement des clients est visé d’ici trois ans. Le modèle repose sur une architecture ouverte, le prestataire principal étant la Banque Privée 1818
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Virginie Deneuville
La Caisse d’Epargne Ile-de-France se lance officiellement dans le domaine de la gestion privée avec une structure propre dédiée. «Cette démarche répond à une demande de certains de nos clients, qui ont souhaité avoir une solution unique et un seul interlocuteur pour des prestations allant de la gestion courante à la gestion patrimoniale. Nous avons plus de 500 clients (sur les 3,6 millions que compte la caisse), qui disposent d’un patrimoine supérieur à un million d’euros», explique Gilles Lebrun, membre du directoire en charge du pôle banque de détail, dans lequel cette activité sera logée.
Auparavant, ces clients fortunés disposaient, au-delà des relations en agences, de chargés d’affaires patrimoniaux, aidés par des chargés d’affaires en gestion privée, au nombre de 600 au niveau du groupe BPCE, pour les patrimoines plus élevés.
Face aux quelque 500 clients fortunés, qui disposent d’un patrimoine moyen de 1,2 million d’euros, soit un encours de 600 millions d’euros, «notre objectif est de doubler ce nombre de clients et le patrimoine géré d’ici trois ans», explique Gilles Lebrun. Le pôle banque privée a pris ses quartiers dans le 1er arrondissement de Paris à l’Hôtel Thoynard, siège historique de la Caisse d’Epargne Ile-de-France avant son transfert dans le 13e arrondissement.
L’offre proposée reposera sur une architecture ouverte. «Notre premier prestataire sera la Banque Privée 1818 (groupe BPCE)», rappelle Michel Bourgeois, directeur de l’activité. Des partenariats existent par ailleurs avec Generali dans l’assurance vie ou Avenir Finance dans l’immobilier. Une trentaine de clients de la Caisse d’Epargne Ile-de-France sont actuellement suivis par 1818 et ont vocation à le rester.
Alors que ce modèle développé par la Caisse d’Epargne Ile-de-France est pour le moment unique au sein du groupe, d’autres caisses pourraient suivre. «Les autres caisses vont réfléchir et chacune décidera au cas par cas», indique Christine Fabresse, directrice du développement Caisses d’Epargne chez BPCE. Parallèlement, les centres d’espaces dédiés à la réception des clients patrimoniaux au niveau du groupe sont appelés à croître. «Ces centres, au nombre de douze actuellement en France, devraient être portés à 34 d’ici à 2013», déclare Christine Fabresse.
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