La BoE et la BCE poursuivent leur combat pour relancer la titrisation
Les banques centrales proposent une première définition des titrisations qui pourraient bénéficier d’un traitement réglementaire avantageux
Publié le
Solenn Poullennec
La Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre (BoE) ont donné plus de détails sur la façon dont elles souhaitent relancer le marché européen de la titrisation. Dans une consultation publiée la semaine dernière, les deux institutions plaident à nouveau pour l’identification de titres de bonne qualité qui pourraient bénéficier d’un traitement spécifique de la part des régulateurs et des banques centrales.
En avril dernier, la BCE et la BoE avaient défendu dans un court papier les bénéfices de la titrisation pour le financement de l’économie. Elles soulignaient le manque de dynamisme du marché européen et esquissaient quelques pistes pour y remédier. Elles invitent désormais les professionnels à se prononcer d’ici au 4 juillet prochain sur les principaux critères qui permettraient de définir les titrisations éligibles à des règles de liquidité et de capital différentes ainsi qu’à des décotes réduites de la part des banques centrales.
La BCE et la BoE défendent ainsi des opérations simples, robustes et transparentes adossées à des prêts hypothécaires résidentiels, à «certains» prêts finançant l’immobilier commercial, à des prêts automobiles, aux PME, à la consommation (cartes de crédit notamment) ou à des créances de crédit-bail. Aux yeux de Richard Hopkin, managing director pour le lobby financier AFME, le label de qualité de la titrisation «PCS fournit une bonne base de discussion» pour définir les titrisations dites «éligibles».
«De nombreuses régulations sont sur le point d’être mises en œuvre le mois prochain, j’espère qu’il reste du temps pour tenir compte de l’approche [des banques centrales]», poursuit-il. Les professionnels du marché dénoncent un traitement trop strict des titrisations de bonne qualité dans les règles de liquidité et de capital imposées aux banques et aux assureurs européens. Pour la recherche de la Société Générale, la consultation est «décevante dans la mesure ou elle ne laisse pas attendre de big bang pour les ABS, via des annonces réglementaires importantes ou des achats d’actifs».
La BoE et la BCE proposent par ailleurs d’harmoniser leurs bases de données sur les prêts sous-jacents aux titrisations et de les rendre plus accessibles, d’améliorer l’information sur l’impact des plafonds souverains mis en place par les agences de notation ou encore de faciliter l’accès à l’information sur la performance de crédit et la santé financière des PME dont les prêts sont titrisés.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable