La BNS s’en tient à sa politique actuelle pour affaiblir le franc suisse
L’institut d'émission maintient son cours plancher à 1,20 pour l’euro/franc suisse, un système qui a fait ses preuves
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Violaine Le Gall
La Banque nationale suisse n’a finalement pas modifié la recette qui lui a permis de stopper l’appréciation du franc suisse, soutenu par son statut de valeur-refuge, depuis septembre dernier. A l’issue de sa réunion du 15 décembre, elle a maintenu le cours plancher de l’euro/franc suisse à 1,20 alors que certains spécialistes s’attendaient à un relèvement à 1,25 voire 1,30 «Actuellement, le franc se maintient à un niveau élevé. Il devrait continuer à s’affaiblir sur la durée.Si les perspectives économiques et les risques de déflation l’exigent, la banque nationale est disposée à prendre en tout temps des mesures supplémentaires», a expliqué la banque centrale.
Le dispositif en place a fait preuve de son efficacité, et ce, pour un moindre coût. Entre le premier trimestre 2010 et juillet 2011, la BNS a opté pour des interventions sur le marché des changes. Elle a alors doublé ses réserves de change à 200 milliards de francs suisses sur la période, puis les a encore relevées à 300 milliards en août dernier. Après être tombé à 1,03 le 10 août dernier, l’euro/franc suisse était remonté à 1,16 à la fin du mois. En septembre, après la fixation du cours plancher et la menace explicite d’une intervention massive, elle n’a fourni qu’un effort limité, avec une intervention de 15 milliards en septembre. En octobre, elle a même réussi à réduire ses réserves de 45 milliards, rappelle Julien Manceaux, économiste chez ING. L’euro/franc suisse ressortait hier à 1,22.
Compte tenu de l’efficacité du cours plancher ces trois derniers mois, la BNS aurait pu décider d’affaiblir encore sa monnaie afin de faire face à une croissance faible, une inflation négative et dans la perspective d’une stabilisation de la crise de la zone euro. «Toutefois, tout changement de la politique de la BNS implique des risques pour sa crédibilité et son succès, prévient Anatoli Annenkov, économiste chez SG CIB. Par conséquent, nous ne pensons pas que la banque centrale voudra bouger davantage si l’activité économique évolue en ligne avec ses prévisions actuelles».
La BNS prévoit une croissance de 1,5 à 2 % en 2011 et de 0,5 % en 2012. L’inflation pour cette année a été révisée en baisse hier et passe de 0,4 % à 0,2 %. Pour 2012, l’institut prévoit toujours une déflation, à -0,3 % mais l’indice des prix devrait être à nouveau positif à 0,4 % en 2013.
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