La BNS estime que le cours plancher du franc a stabilisé l'économie suisse
Selon le rapport annuel d’activité de la Banque nationale suisse (BNS), l’institut d’émission a dépensé 188 milliards de francs (152,5 milliards d’euros) en achat de devises étrangères en 2012 afin de lutter contre un franc suisse trop fort, et pour maintenir la compétitivité du pays. Cette politique de rachat est liée à la mise en place en septembre 2011 d’un cours plancher de 1,20 franc suisse pour 1 euro. La BNS s’est ainsi engagée à racheter une quantité illimitée de devises étrangères.
«Après un net ralentissement de la croissance du produit intérieur brut (PIB) courant 2011, il est néanmoins apparu début 2012 que le cours plancher avait largement contribué à stabiliser la situation économique», se félicite la BNS. La banque estime aussi que l’introduction du cours plancher a permis d’enrayer la baisse substantielle des prix à la production et à l’importation. «Le danger de déflation qui menaçait de s’étendre a pu être contenu. Le franc étant néanmoins resté à un niveau élevé tout au long de l’année, une nouvelle revalorisation aurait encore eu de graves conséquences pour la Suisse», souligne le rapport.
Selon les estimations officielles, le PIB suisse a progressé de 1,2% en 2012 contre 1,9% l’année précédente. Le marché du travail s’est légèrement dégradé en raison d’un environnement économique troublé dans la zone euro qui reste le premier partenaire économique du pays. Le taux de chômage qui s’inscrivait à 2,7% début 2012 a augmenté l’an dernier pour atteindre 3,1% fin 2012. L’emploi dans le secteur financier et l’hôtellerie ont été les plus touchés.
Dans le cadre de sa mission visant à assurer la stabilité du secteur financier, la BNS souligne qu’elle a participé aux travaux qui ont conduit à désigner les groupes Credit Suisse et UBS comme des banques d’importance systémiques au sens de la réglementation bancaire nationale votée en juillet 2012. La BNS fait également état des avancées qui ont été réalisées en collaboration avec la Finma, l’autorité de surveillance des marchés, pour transposer les normes internationales de Bâle 3 en matière de fonds propres. Depuis le 1er janvier 2013, toutes les banques suisses doivent détenir des fonds propres de meilleure qualité, et les établissements systémiques remplir des exigences plus élevées. Quant au ratio de liquidité LCR, il doit entrer en vigueur dans le pays le 1er janvier 2015.
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