La Belgique assure le service minimum pour sa syndication de dette à 10 ans
En contraste avec l’opération espagnole de lundi, le souverain belge n’a levé que 3 milliards d’euros pour une demande d'à peine 6 milliards
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Tan Le Quang
La Belgique peut être déçue de sa syndication de dette à 10 ans d’échéance septembre 2021 et de coupon 4,25%. L’émetteur n’a levé que 3 milliards d’euros, soit la partie basse de la fourchette indicative de 3-5 milliards, pour une demande à peine supérieure à 6 milliards. L’incertitude sur un renforcement de la capacité du fonds de stabilité financière européen (EFSF) perdurant, l’accalmie sur le marché de la dette souveraine s’est écourtée, déclenchant une nette tension des taux. Dans ce contexte, la stratégie belge de prix n’a donc pas été payante. Le rendement est ressorti sur la partie haute de la fourchette indicative de 90-93 pb au-dessus des taux mid-swaps, ou 125,7 pb sur le Bund.
«La dette syndiquée à 10 ans belge a attiré moins d’investisseurs que celle de l’Espagne car elle est sortie avec une prime de 10 pb par rapport à l’emprunt de référence 10 ans sur le secondaire, contre 20 pb dans le cas espagnol», précise un stratégiste taux.
Dans le cas espagnol, la dette syndiquée pour 6 milliards d’euros lundi a davantage été allouée aux étrangers par rapport à la précédente dette à 10 ans syndiquée en janvier 2010. Elle est allouée à hauteur de 26,5 % aux Espagnols, contre 43% auparavant, selon les données SG CIB. Près de 27,7 % de la dette sont allés entre les mains des Britanniques, contre précédemment une part de 12% combinée avec celle des irlandais. La part française est passée de 10% à 14,1%, les Asiatiques et les Américains et surtout l’Italie, font leur apparition avec 4,1 %, 3,2% et 7,7% de la dette. Le Portugal et l’Irlande n’ont eu aucune allocation. Côté acteurs, 42 % de la dette a été distribuée aux investisseurs institutionnels long terme, contre 48,4 % pour les banques, 5 % pour les banque centrales et 3,6 % pour les hedge funds.
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