La BCE signe une ligne de swaps avec la Chine
La Banque centrale européenne et son homologue chinoise, la People’s Bank of China, ont annoncé jeudi la signature d’un accord pour la mise en place d’un swap de devises bilatéral, en discussion depuis plus d’un an. Cette ligne permettra de fournir jusqu'à 350 milliards de yuans à la BCE et jusqu'à 45 milliards d’euros à la PBoC. L’accord sera mis en place pour trois ans. Du point de vue européen, il permettra à la BCE de garantir aux banques de la zone euro la disponibilité de liquidités en yuans. La mise en place de telles lignes constitue une étape essentielle dans l’internationalisation du renminbi. Le conseil des gouverneurs de la BCE doit encore préciser les modalités techniques de mise à disposition des liquidités en yuan.
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Paris - Le géant américain de l’e-commerce Amazon a annoncé mardi investir plus de 15 milliards d’euros en France sur trois ans, avec à la clé la création de plus de 7.000 emplois en CDI, selon un communiqué de presse transmis à l’AFP. Ces montants seront injectés dans la construction de nouveaux sites logistiques, le développement des capacités de cloud et d’intelligence artificielle ainsi que la consolidation du réseau existant, a précisé Amazon. Cet investissement est «le plus gros» dans le pays "à date», souligne Amazon, qui rappelle que depuis 2010, l’entreprise a investi plus de 30 milliards d’euros en France. «Les créations d’emplois débuteront dès 2026, avec l’ouverture prochaine de trois centres de distribution», selon le logisticien: 1.000 CDI seront créés à Illiers-Combray (Eure-et-Loir), 1.000 également à Beauvais (Oise), et 3.000 autres à Colombier-Saugnieu (Rhône). Et fin 2027 sera lancé un centre de distribution à Ensisheim, dans le Haut-Rhin, entraînant la création de 2.000 CDI, indique Amazon. Ces investissements se traduiront «par des livraisons plus rapides, un choix plus large et des prix bas accessibles partout en France et une empreinte environnementale réduite grâce à un réseau logistique de proximité», a déclaré Jean-Baptiste Thomas, directeur général d’Amazon en France, cité dans le communiqué. Ils «bénéficieront directement aux territoires, avec plus de 7.000 emplois en CDI créés, et aux entreprises françaises qui s’appuient sur notre place de marché, nos technologies, et nos solutions cloud et d’IA pour se développer», s’est-il encore réjoui. Créé en 1994, Amazon mise depuis longtemps sur la France, le troisième pays à l’international où il s’est lancé en dehors des Etats-Unis, après l’Allemagne et le Royaume-Uni. © Agence France-Presse -
Emmanuel Moulin proposé par l’Elysée pour prendre la tête de la Banque de France
Paris - «Il coche toutes les cases», y compris celle, encombrante, de rouage-clé de la macronie: Emmanuel Moulin, proposé mardi par Emmanuel Macron comme gouverneur de la Banque de France, est un haut fonctionnaire au profil très politique qui a gravi tous les échelons financiers de l’Etat. Le président de la République connaît bien celui qu’il soumet au vote des parlementaires pour succéder à François Villeroy de Galhau à la tête de l’institution monétaire, puisque l’ex-directeur général du Trésor a été au cours de la dernière année son bras droit en tant que secrétaire général de l’Elysée. Deux postes stratégiques qui illustrent le double parcours de cet énarque discret mais affable, aux faux airs d’inspecteur Columbo, surtout lorsqu’il enfile son imperméable beige. A 57 ans, l’inspecteur général des finances également diplômé de Sciences Po et de l’Essec verrait la Banque de France comme le couronnement d’une carrière entamée à la Banque mondiale. Emmanuel Moulin commence dès 2007 à travailler dans les cercles de l’exécutif, sous la droite, un passé qu’il met en avant aujourd’hui pour relativiser l'étiquette macroniste et gagner la confiance des élus Républicains. Chez Christine Lagarde à Bercy puis à l’Elysée auprès de Nicolas Sarkozy, il contribue à naviguer à travers la crise de l’euro. «Autodérision» Après un passage dans le privé -- Eurotunnel puis Mediobanca -- pendant le quinquennat du socialiste François Hollande (2012-2017), il revient au ministère des Finances comme directeur de cabinet de l’ex-LR Bruno Le Maire. Avant d'être nommé directeur du Trésor fin 2020. Début 2024, nouvelle promotion politique. Emmanuel Macron, qui vient de nommer le jeune Gabriel Attal à Matignon, lui adjoint cet homme d’expérience comme directeur de cabinet. Un passage rapide, stoppé net par la dissolution de l’Assemblée nationale qui éloigne aussi le président et son éphémère Premier ministre, entre lesquels Emmanuel Moulin tentera ensuite de jouer les entremetteurs, sans succès. «C’est un grand serviteur de l’Etat qui a aussi beaucoup d’humour et d’autodérision», dit de lui Louis Jublin, ancien conseiller de Gabriel Attal, évoquant «quelqu’un de très solide et très rassurant dans les crises», avec un vrai «sens politique» acquis auprès de «Sarko». Arrivé à l’Elysée en avril 2025 en tant que secrétaire général, cet homme souriant a la lourde tâche de succéder à Alexis Kohler, jusque-là inamovible auprès d’Emmanuel Macron. A l’approche de la fin de règne, ce père de quatre enfants, marié à la chercheuse spécialiste des Etats-Unis Laurence Nardon, fait alors partie du cercle de plus en plus restreint autour du chef de l’Etat. Avec les atouts d’un homme «rationnel et politique à la fois», glisse une conseillère de l’exécutif, qui se demande «si le président l'écoute vraiment». La dette en question Au sein du bloc central, certains lui reprochent des conseils mal avisés. «C’est Moulin qui a expliqué au président que nommer Bruno Le Maire comme ministre des Armées, c'était génial», croit savoir un proche d’Emmanuel Macron, un choix qui, en octobre, ulcère la droite et fait capoter tout le premier gouvernement de Sébastien Lecornu. Quand François Villeroy de Galhau annonce qu’il partira en juin, un an et demi avant sa fin de mandat, Emmanuel Moulin fait vite savoir qu’il va «tenter sa chance». «Devenir gouverneur de la Banque de France, c’est un souhait de sa part, il ne s’en est jamais caché», rapporte un ex-conseiller ministériel qui l’a côtoyé. Sur le papier, il en a «les compétences», assure une ministre macroniste pour qui «il coche objectivement toutes les cases». «Il ferait ça très bien, il connaît les marchés et les affaires européennes», abonde un acteur du monde financier, sous couvert de l’anonymat. Parmi les opposants les plus farouches au chef de l’Etat, l’insoumis Eric Coquerel, président de la commission des Finances de l’Assemblée, reconnaît qu’il est «sûrement très compétent, techniquement». Mais il a été «au service de la politique économique conduite par Emmanuel Macron depuis 2017", proteste le député, qui y voit un problème «d’indépendance et de neutralité». A l’autre bout de l'échiquier politique, le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy est plus sévère. «Il est incompétent», dit-il à l’AFP, fustigeant sa responsabilité présumée dans l’aggravation de la dette française. Francesco FONTEMAGGI © Agence France-Presse -
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