La BCE sera plus sélective sur l’utilisation des ABS comme collatéral en 2011

Elle va progressivement exiger des informations sur chaque prêt sous-jacent dans les titrisations. La décote appliquée aux ABS va passer à 16 %
Violaine Le Gall

A partir du 1er janvier 2011, l’emploi des titrisations comme garanties dans les opérations de refinancement de la BCE sera moins favorable et plus restreint. D’abord, la décote appliquée aux asset-backed securities (ABS) va passer de 12 à 16%. Ensuite, la BCE va durcir, à partir du 1er mars, les conditions d’éligibilité des ABS en termes de notations. A partir de cette date, les titrisations notées avant le 1er mars 2010 devront être notées au moins A par deux agences.

«Certains ABS émis avant le 28 février 2010 et qui ne bénéficient que d’une seule note n’ont pas la garantie de bénéficier d’une seconde notation éligible selon les critères mis en place au 1er mars 2011» relève Henri de Mont Serrat, analyste ABS chez Natixis. Pour contourner ce risque, les détenteurs de titres peuvent restructurer les transactions retenues de façon à ce que celles-ci soient éligibles selon les nouveaux critères. Avantage, «les financements obtenus grâce à ces notes seront assurés à long terme pour les banques», souligne l’analyste. Toutefois, ajoute-t-il, «le fait de restructurer la transaction et de la faire re-noter de sorte qu’elle soit notée AAA par les deux agences va induire un plus gros besoin de réhaussement de crédit des tranches AAA, réduisant ainsi leur taille et donc le financement accordé par la BCE».

Par ailleurs, après un an de préparation, le Conseil des gouverneurs a décidé de mettre en place des obligations d’information «prêt par prêt» pour les ABS d’ici dix-huit mois et d’en faire un critère d’éligibilité. Les RMBS seront les premiers concernés. L’initiative renforcera en outre la transparence sur ce marché.

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