La BCE prête-t-elle suffisamment d’attention au risque de déflation ?
Faible croissance, désendettement et gains de compétitivité sont autant de facteurs déflationnistes en zone euro
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A. Wannesson-Raynaud, Schroders
Alors que l’économie de la zone euro s’est nettement assainie depuis la crise de 2007-2008, le risque de déflation est aujourd’hui bien réel. L’ajustement nécessaire des bilans des ménages et des Etats a eu comme corollaire direct une baisse de la demande de la zone, celle-ci anéantissant à son tour tout pouvoir des entreprises à augmenter leurs prix.
Mais l’inflation est un phénomène à retardement. Si la Grèce, où l’ajustement de l’économie a bien entendu été le plus sévère, est en déflation depuis plus d’un an, l’ensemble de la zone n’a connu qu’un bref épisode de baisse des prix (3e trimestre 2009). Pour autant, l’inflation est restée très faible, et a même surpris à la baisse au cours des derniers mois. Non seulement l’inflation est faible (à 0,5% en mars), mais l’ampleur et la nature désormais généralisée de la faiblesse de la progression des prix sont inquiétantes, comme le montre le graphique joint.
Si la déflation «à la japonaise» n’est pas le scénario central (les anticipations d’inflation restent bien ancrées et les taux d’épargne des pays européens n’ont pas progressé), le risque est aujourd’hui bien présent, et dans son sillage celui de la question de la soutenabilité des finances publiques. La déflation signifie en effet des taux d’intérêt réels plus élevés, un frein pour la croissance et finalement une spirale négative pour la dynamique de la dette publique. Dans ce contexte, la BCE pourrait être contrainte à réviser son orthodoxie et à devoir fournir davantage de liquidité à l’économie et aux marchés, en mettant en place des mesures d’assouplissement quantitatif «à l’américaine».
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Gabriel Attal et Edouard Philippe se rejoignent sur un point : il faut dénicher des figures neuves pour tourner la page d'une décennie de macronisme. Même s'ils ne parient pas sur la même méthode