La BCE pourrait cette semaine dégainer tous ses bazookas en même temps
La BCE pourrait mettre en service tous ses « bazookas » monétaires cette semaine pour cause de scrutin historique en Grande Bretagne et d’opération monétaire d’envergure en direction des banques.
En cas de Brexit, la BCE pourrait communiquer sitôt les résultats connus le 24, pour éviter une crise d’épilepsie aux marchés en les rassurant sur sa capacité à maintenir la liquidité.
La Banque d’Angleterre pourra par ailleurs disposer de quantités illimitées d’euros pour contrer toute attaque spéculative contre la livre.
Une intervention coordonnée des autres banques centrales est d’ailleurs à prévoir dans ce cas.
Or au même moment, la BCE allumera le dernier étage de sa fusée de lutte contre la déflation en lançant son nouveau programme, exceptionnel par ses conditions, de refinancement des banques.
Elle procèdera entre mercredi et vendredi à des injections ciblées dans les banques de liquidités à quatre ans à taux zéro, voire négatifs sous conditions jusqu’à -0,4%.
C’est le taux actuel que celles-ci doivent payer pour déposer des fonds auprès de la BCE.
C’est bien sûr sans précédent, tout comme le volume prêté.
Chaque banque aura droit jusqu’à 30% de ses prêts aux entreprises et aux ménages, hors immobilier, à condition d’augmenter ses prêts de 2,5% en deux ans.
Inutile de dire que les banques ne rateront pas l’aubaine, d’autant que ces fonds pourront aussi leur permettre de couvrir certains ratios prudentiels critiques.
Surtout ils représenteront un gain de rentabilité crucial, de près d’un demi-point d’intérêt sur des centaines de milliards de prêts éligibles.
Un sacré coup de pouce qui montre bien que la BCE a bien reçu le message alarmiste des banques sur l’effet des taux négatifs.
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