« La BCE ne devrait pas se précipiter pour la prochaine baisse de taux »

Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC
Violaine Le Gall

L’Agefi : La baisse surprise des taux de la BCE peut-elle être suivie rapidement d’un nouveau geste ?

Jean-Louis Mourier : La BCE va probablement baisser à nouveau ses taux directeurs ces prochains mois. Le diagnostic exposé par son nouveau président Mario Draghi au début du mois de novembre reste d’actualité. Non seulement aucune amélioration n’est aujourd’hui décelable, mais les risques sur l’activité restent orientés à la baisse. Dans ce contexte les tensions inflationnistes diminuent rapidement, d’autant que les effets de base sur les prix des matières premières vont devenir plus favorables ces prochains mois. Cela lui permet de détendre un peu sa politique monétaire. Sa marge de manœuvre semble toutefois limitée, ce qui implique qu’elle ne devrait pas se précipiter pour la prochaine baisse, que nous attendons plutôt pour le mois de février.

Quel montant pourrait atteindre le nouveau programme d’assouplissement quantitatif en Angleterre ?

Il n’est pas évident que la Banque d’Angleterre augmente une nouvelle fois son programme d’achat d’obligations sur les marchés. D’un côté, l’activité reste faible et le système bancaire souffre aussi de la crise des souverains européens. Mais d’un autre côté, l’inflation se maintient au-dessus de l’objectif assigné à la Banque d’Angleterre depuis près de deux ans. De plus, bien que faible, la croissance reste positive et le taux de chômage est encore à un niveau « modéré ». La nécessité d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire ou d’un soutien supplémentaire à l’activité n’apparaît pas évidente. Il reste de plus à faire la preuve que la monétisation de la dette publique contribue bien à relancer l’activité…

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