« La BCE ne devrait pas augmenter ses taux avant juin 2011 »
Cyril Regnat, stratégiste taux chez Natixis
Publié le
Tân Le Quang
L’Agefi : Au vu du retrait progressif des mesures de liquidités de la BCE, quand attendez-vous un relèvement des taux en zone euro ?
Cyril Regnat : La BCE ne devrait pas augmenter ses taux avant juin 2011, date à laquelle la banque centrale procédera à un premier resserrement monétaire de 25 pb. Nos perspectives de croissance et d’inflation pour la zone euro (attendues respectivement à 0,6% et 1% en 2010) militent en faveur d’un statu quo monétaire prolongé. La BCE devra tout d’abord s’atteler à normaliser sa politique monétaire en réduisant progressivement les excès de liquidités sur le marché interbancaire. Outre cette justification économique pour un statu quo durable, il sera dans l’intérêt de la banque de retarder au maximum ses resserrements monétaires afin de ne pas placer les émetteurs souverains dans une situation plus complexe.
Vous anticipez des taux à 10 ans au Royaume-Uni à 4,35 % d’ici à 6 mois. Pour quelles raisons ?
La sous-performance récente du marché obligataire britannique peut s’apparenter à une normalisation de la situation. Avec l’arrêt du programme de rachat de la BoE (200 milliards de livres), le marché du Gilt a perdu son principal vecteur de soutien. La situation budgétaire du Royaume Uni, en déficit de 12,8% en 2009, inquiète tout particulièrement les investisseurs, ces craintes étant accentuées par la présence d’une perspective négative chez S&P. Par ailleurs, le fait que l’inflation soit repassée récemment au-dessus du seuil des 2% et que la BoE juge les risques inflationnistes comme haussiers a tendance à desservir les Gilts. Ces facteurs, au même titre que les prochaines élections, devraient continuer à peser sur la dette souveraine dans les mois à venir.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable