La BCE et la BoE devraient se rapprocher d’un monde à taux zéro d’ici mi-2009
La majorité des membres du «Panel Agefi Taux» table sur des taux en zone euro et outre-Manche respectivement à 1,5% et 1% d’ici à six mois
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Tân Le Quang
Après avoir réduit ses taux de 175 points de base (pb) depuis octobre, la BCE, qui se réunit le 15 janvier prochain, devrait en 2009 poursuivre son cycle d’assouplissement monétaire. C’est ce qui ressort du premier Panel Agefi Taux & Change de l’année réalisé auprès de 21 participants. Sur un horizon de 6 mois, la prévision médiane pour le taux de refinancement est ressortie à 1,50%, soit une baisse de 100 pb d’ici fin juin. La dégradation marquée de la conjoncture économique dans la région et le tarissement des craintes inflationnistes ont clairement conforté l’idée d’une politique de taux plus expansionniste. En décembre, ils étaient 75% à parier sur un refi entre 1,75 et 2,25% sur cet horizon. L’hypothèse de taux à 1% est, elle, défendue par 38% des membres, alors que 24 % les attend à 1,50%. Quant au solde des répondants, les scénarios divergent. Barclays et Fortis Investments prévoient des taux à 1,25% d’ici à la fin du premier semestre. A contrario, Aurel et LCF Rothschild visent les 2% sur cet horizon.
Plus réactive sur ses taux, la Banque d’Angleterre qui les a abaissés de 350 pb depuis février 2008, devrait revenir à des gestes de soutien moins exubérants. De fait, 52% des participants voient les taux entre 1 et 1,50% d’ici à fin mars, soit 50 à 100 pb sur un trimestre. A horizon de 6 mois, alors que 76% des membres tablent sur des taux entre 0,75 et 1%, BNP Paribas est le seul à jouer le scénario d’une politique de taux zéro outre-Manche.
Du côté de la Fed, pas de surprise à attendre. La prévision médiane à 6 mois pour les Fed funds est ressortie à 0,25%, soit la fourchette haute de la marge de fluctuation de l’institution. En dépit du déluge de liquidités et de l’assouplissement monétaire quantitatif à venir outre-Atlantique, la majorité du Panel ne voit pas les taux à 10 ans américains passer en dessous des 2%, comme c’est le cas au Japon qui évolue depuis longtemps dans un monde à taux zéro. Ceux-ci devraient évoluer entre 2,27 et 2,47% au cours du premier semestre.
Après une fin 2008 mouvementée ayant profité à l’euro, le marché des changes reprendra ses esprits avec des parités plus raisonnables. L’euro/dollar est attendu en moyenne à 1,35 d’ici fin juin. Sur cet horizon, l’euro/livre ne devrait pas atteindre la parité et le dollar/yen se maintenir autour des 89.
Les marchés ont effectué une rotation des petites capitalisations et des valeurs de croissance vers les grandes capitalisations et la value en Europe. Aux États-Unis, la rotation a surtout bénéficié aux petites capitalisations.
Co-président de Blue Owl Capital et responsable du pôle crédit, Craig Packer revient pour L'Agefi sur la dynamique du direct lending et les tensions sur la liquidité de certains véhicules qui agitent le secteur depuis l'automne.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
SERIE (8/13). A l’occasion du Tour de France 2026, l’Opinion parcourt l’étape du jour à la recherche des traces de la décennie Macron. Ce vendredi, le peloton part de Dole (Jura) pour rallier Belfort (Territoire de Belfort)
Si les candidats adoptent des stratégies inverses en cet été 2026, c'est qu'ils sont partagés sur l'effet d'une telle saison sur les intentions de vote. L'analyse des quatre dernières élections présidentielles ne leur permettra pas d'y voir plus clair
« A l'approche de l'élection présidentielle, j'attends du débat qui vient un langage de vérité », écrit dans cette tribune Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine. « Les Français ne sont pas des enfants. (...) Ils sont capables d'entendre que travailler plus longtemps n'est pas une punition, mais la conséquence d'une réalité démographique que personne ne peut contester. »