« La BCE devrait baisser ses taux d’intérêt de 50 points de base en décembre »
François Cabau, économiste zone euro chez Barclays Capital
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Solenn Poullennec
L’Agefi: Quelles sont les conséquences du sommet européen sur l’euro/dollar?
François Cabau : L’euro/dollar a réagi de manière positive et ceci pour trois raisons: le risque marginal d’une crise financière imminente en Europe s’est grandement réduit et le positionnement sur le marché est largement net à la vente. Enfin, certains investisseurs continuent à anticiper un rapatriement de l’exposition à l’étranger des banques européennes, dans le cadre du processus de désendettement des banques. Toutefois, nous projetons que la croissance économique en zone euro devrait ralentir d’ici la fin de l’année, ce qui devrait inciter la BCE, selon nous, à agir sur ses taux d’intérêt via une baisse de 50 points de base en décembre. Nous nous attendons à ce que l’euro/dollar s’affaiblisse en conséquence de la chute du différentiel de taux d’intérêt, qui a constitué un support important pour l’euro.
Quel est l’impact de la remontée de l’euro pour la croissance européenne ?
Tout d’abord, notons que le taux de change effectif nominal de l’euro a baissé de 3% entre le deuxième et le troisième trimestre, après deux trimestres consécutifs de hausse. Ensuite, comme indiqué précédemment, notre scénario pour la BCE implique une baisse de l’euro. Contre le dollar, celui-ci devrait s’établir à 1,33 dans un mois et à 1,25 dans 3 mois. En conséquence, la variation de la monnaie du bloc monétaire européen devrait selon toute vraisemblance venir en support de la croissance dans les prochains mois, mais ne devrait toutefois pas empêcher le PIB de la zone euro de se contracter au quatrième trimestre (-0.2% par rapport au précédent).
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