La BCE devra cibler ses rachats d’obligations sécurisées pour être efficace
Le marché primaire s’est rouvert discrètement après l’annonce du 6 octobre de la relance du programme de rachats de covered bonds
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
Dévoilée le 6 octobre dernier, la reprise des achats d’obligations sécurisées par la BCE en novembre a eu moins d’effet, pour le moment, que l’annonce du premier programme de ce type en mai 2009. Sur le marché primaire, seule une émission, celle de Nationwide, a été lancée depuis lors. Sur le marché secondaire, les spreads sur les covered bonds espagnols, français et italiens se sont resserrés d’environ 15 points de base, mais dans de faibles volumes. Le phénomène semble moins marquant qu’en mai 2009. Les spreads s'étaient alors détendus de 7 pb sur les Pfandbriefe le jour de l’annonce puis s'étaient resserrés de 2 pb par jour la semaine suivante, d’après la BCE.
«Nous assisterons très prochainement à un regain d’activité sur les marchés primaire et secondaire, mais moins prononcé qu’en 2009», préviennent les spécialistes de Natixis.
Le changement d’environnement risque en effet de limiter les effets des rachats de covered bonds. Les spreads sur les titres portugais sont passés de 147,5 pb au-dessus des taux midswap le 1er juin 2009 à 830 pb le 5 octobre dernier. Ceux sur les titres italiens sont passés de 96 pb à 290 pb dans le même temps, rappelle Deutsche Bank. Les encours ont aussi changé. Ceux des covered bonds français ont augmenté de 78% à 228 milliards d’euros.
Malgré ces conditions de marché différentes, les stratégistes estiment que le programme de rachat de la BCE aura des effets positifs. «Le montant de 40 milliards est suffisamment important pour permettre une réouverture du marché primaire dans les semaines à venir», explique Jose Sarafana, stratégiste taux chez SG CIB. Le programme permettra une contraction des spreads et une reprise des émissions, s’il se concentre sur les marchés qui en ont besoin et qu’il fait partie d’un effort coordonné pour stabiliser les marchés financiers, préviennent les stratégistes de Barclays Capital.
Pour Natixis, il faudrait que les banques centrales se concentrent davantage sur le marché primaire que lors du premier programme où les achats lors des émissions avaient représenté 10,5 milliards. «Le marché de la dette senior non sécurisée connaît des dysfonctionnements et les banques ont de plus en plus recours à l'émission d’obligations sécurisées pour se financer», expliquent les spécialistes de la banque. La BCE publiera le 3 novembre les modalités du programme.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Après les combats qui les ont opposés en janvier, l'Etat central dirigé par Ahmed al-Charaa et les Forces démocratiques syriennes ont lancé des négociations pour réunifier la Syrie
Notre chroniqueur a lu le court roman Samuel Poisson-Quinton, dans lequel chaque terme n’apparaît qu’une fois. Un livre addictif qui interroge la mémoire, la perte et les limites du langage
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.