Une baisse des taux BCE la semaine prochaine semble être acquise pour les marchés. Pourtant rien ne semble aussi peu évident. Parmi les arguments qui plaident en faveur d’une baisse, on peut évoquer un risque baissier sur la croissance et l’inflation à court terme; un geste coopératif si le sommet européen tient ses promesses; une aide au refinancement des banques, principalement espagnoles.
Par rapport au mois dernier, les chiffres avancés de la croissance se sont dégradés et la baisse du baril renforce la désinflation. Le sommet européen devrait répondre, au moins sur le principe, à la demande de la BCE concernant la publication d’une feuille de route qui fixerait les prochaines étapes de la construction européenne.
D’autres arguments sont favorables à un statu quo de la BCE, au moins à très court terme. Le canal du crédit étant bloqué et les refinancements à taux variables n’étant pas la norme en zone euro, baisser les taux revêt un intérêt limité. Si l’inflation courante reflue, ses anticipations à moyen terme augmentent. A l’approche de la politique de taux zéro, la question de la rémunération des dépôts bancaires n’est plus anodine. Sans réduction du corridor des taux directeurs, la rémunération des dépôts à la BCE deviendrait négative. Cela constituerait une incitation à prêter pour les banques, mais est-ce une bonne idée tant que la hausse des prêts non performants consomme autant de capital bancaire ? La position de l’autorité monétaire vis-à-vis des autorités fiscales européennes se veut aussi dure que nécessaire pour éradiquer le risque d’aléa moral. Les avancées sont-elles suffisantes pour céder aujourd’hui ? Le problème de financement des banques peut se traiter par un assouplissement du collatéral.
La BCE considère une quantité gigantesque d’informations pour asseoir ses décisions. Les choses ne sont pas plus claires aujourd’hui que le mois dernier. Face à un tel choix cornélien, la BCE pourrait passer son tour en juillet, sans que cela soit choquant.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions