La banque privée du Crédit Agricole met le point final à son recentrage en France
BGPI n’est plus. La Banque de Gestion Privée Indosuez vient de se rebaptiser CA Indosuez Private Banking, pour marquer son appartenance au groupe Crédit Agricole et mettre un point final à la réorganisation qu’elle a engagée l’an dernier. Quant à sa filiale de gestion, elle s’appellera désormais CA Indosuez Gestion.
«Depuis un an, nous nous sommes recentrés sur le segment des grandes fortunes supérieures à 3 millions d’euros d’actifs financiers», indique Olivier Toussaint, directeur général de CA Indosuez Private Banking, qui s’adresse à la clientèle française.
La banque privée du Crédit Agricole en France, constituée après le rachat d’Indosuez en 1996, traitait aussi auparavant les patrimoines compris entre 1 et 3 millions d’euros. Ceux-ci sont à présent directement pris en charge par les caisses régionales de Crédit Agricole, si les clients le souhaitent.
Car entre l’outil national dédié aux grandes fortunes et le réseau du groupe mutualiste, les relations restent souples. Les caisses régionales, qui se sont dotées d’une marque, CA Banque Privée, et pour certaines de structures ad hoc, apportent à CA Indosuez Private Banking environ 50% de son activité. La banque privée travaille avec toutes les caisses et leur fournit son expertise, mais pas sur une base exclusive.
La Compagnie Financière Edmond de Rothschild, par exemple, est un partenaire de choix pour certaines caisses, notamment la première d’entre elle, le Crédit Agricole d’Ile-de-France.
Tout en ciblant mieux ses clients, la filiale a aussi resserré les liens avec les autres banques privées du Crédit Agricole, qui gérait au total 128 milliards d’euros dans ce métier au niveau mondial à fin juin. «Nous avons fait monter notre offre en gamme grâce à la mutualisation des savoir-faire avec la Suisse, Monaco et le Luxembourg, pour proposer notamment des expertises de change, de produits structurés ou de private equity», explique Olivier Toussaint.
CA Indosuez Private Banking veut ainsi devenir «le leader» de la banque privée en France, où il figure dans le top 3 avec 22 milliards d’euros d’encours. L’entité se garde cependant d’annoncer des objectifs chiffrés. Les actifs gérés stagnent depuis fin 2010, la collecte nette a été négative au premier semestre, et le tour de vis fiscal qui se prépare dans l’Hexagone a tout pour inquiéter la clientèle.
Plus d'articles du même thème
-
La Fed prépare une réunion monétaire incertaine
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise. -
Les incendies en Gironde illustrent l’écart entre pertes réelles et pertes assurées
Si les risques pour les particuliers ont concentré l’attention, les effets des incendies sur le tissu économique et touristique risquent d’être aussi lourds que durables pour la région. Les pertes réelles devraient largement dépasser les pertes assurées. -
LVMH renoue avec la croissance dans la mode et la maroquinerie
Les ventes de la principale division du géant du luxe ont retrouvé le chemin de la croissance organique au deuxième trimestre. -
CaixaBank étudierait le rachat de Cetelem en Espagne
La banque espagnole, ambitieuse dans le marché à la consommation, s'intéresse aux 3,5 millions de clients de BNP Personal Finance en Espagne. -
Clap de fin pour plusieurs plateformes historiques d'échange crypto
Une poignée de plateformes pionnières du secteur des cryptoactifs ont annoncé arrêter leurs activités en juillet. En cause : le règlement MiCA, la morosité du marché, et l'arrivée de nouveaux concurrents issus de la finance traditionnelle. -
Lazard AM embauche deux dirigeants pour accélérer son plan 2030
Lazard AM mise sur deux vétérans du secteur pour dynamiser sa croissance et affirmer sa stratégie produit à l’horizon 2030.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Mirova négocie la cession de son pôle private equity à Jolt Capital
- La gestion d'actifs sauve tout juste les résultats de Lazard
- Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Nicolas Calcoen rejoint le conseil d’administration de Victory Capital
- BNP Paribas collecte 6 milliards d’euros en gestion d’actifs au deuxième trimestre 2026
Contenu de nos partenaires
-
Dans la courseA 100 jours des midterms américaines, la reconquête démocrate n'est pas gagnée
Porté par l’impopularité de Donald Trump et l’inquiétude autour du pouvoir d’achat, le Parti démocrate fait la course en tête dans les sondages. Mais entre désavantage financier, découpage électoral défavorable et divisions internes, la route vers la majorité au Congrès reste semée d’embûches -
Lance-flammesIncendies : pour Marine Tondelier, les « pyromanes » sont aussi au gouvernement
La leader des Ecologistes a appelé Emmanuel Macron à convoquer une réunion de crise en « format Saint-Denis », avec les chefs de parti et les présidents des groupes parlementaires -
PolycriseMégafeux : branle-bas de combat pour les entreprises
Face à la situation en Gironde, l’urgence économique s’installe, 13 000 entreprises étant coupées du monde et obligées de recourir au système D. L'Etat priorise l'énergie et la question des indemnisations