La Banque Privée 1818 verra le jour le 1er juillet
Natixis va fusionner sous cette nouvelle marque la Compagnie 1818 et la Banque Privée Saint Dominique, avec des économies à la clé
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Amélie Laurin
Annoncé en décembre, le rapprochement des filiales de gestion privée de Natixis sera effectif le 1er juillet. Selon nos informations (lire L’Agefi Hebdo du 4 juin), la Banque Privée 1818 succèdera alors à la Compagnie 1818 - Banquiers Privés, créée en 2005 par les Caisses d’Epargne, et à la Banque Privée Saint Dominique (BPSD), fondée en 1999 par les Banques Populaires. L’opération était devenue une nécessité pour la banque de gros des deux mutualistes.
« A ce jour dispersé, le pôle [Natixis Private Banking] n’a pas encore été «structuré», et n’est pas encore identifié comme un acteur de poids », explique une récente note interne de Natixis. A la Compagnie 1818, « après quelques années de croissance, la collecte nette en provenance des Caisses d’Epargne et de [Banque] Palatine s’essouffle », tandis qu’à la BPSD, « la diffusion de produits et services auprès des banques populaires n’a pas, jusqu’à ce jour, été mise en œuvre ». Au premier trimestre 2009, ces deux entités ont enregistré une perte d’exploitation de 2 millions d’euros.
Dans un premier temps, Paul-Louis Netter, actuel patron de la BPSD, devrait assurer la direction générale de la Banque Privée 1818, qui s’installera au siège de la Compagnie 1818, avenue Montaigne. Il devrait être épaulé par au moins sept responsables venus de « 1818 » et quatre de BPSD. Le coefficient d’exploitation devra être ramené de 93 % à 74 % d’ici à fin 2011, grâce à une baisse des charges de 23 %. Avec un effectif « cible » de 340 à 370 personnes, contre 440 actuellement, la productivité devra croître pour parvenir à tripler la collecte (voir le graphique). Les objectifs fixés sont néanmoins quasiment identiques aux performances déjà atteintes en 2007.
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