La Banque Postale noue un partenariat avec Aegon AM
La Banque Postale Asset Management (LBP AM) a un nouveau projet de rapprochement au service de ses ambitions de croissance. La Banque Postale a en effet annoncé jeudi entrer en négociations exclusives avec Aegon Asset Management, filiale de l’assureur néerlandais, en vue de conclure un partenariat dans la gestion d’actifs.
Cet accord de distribution réciproque, si sa conclusion définitive aboutit au premier trimestre 2015, appuierait les projets de développement de LBPAM, qui revendique à ce jour le 5e rang des sociétés de gestion en France avec près de 155 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Aegon AM gère 290 milliards d’euros d’actifs.
L’accord permet à LBPAM de renforcer sa gamme de produits en France en bénéficiant des expertises d’Aegon en particulier. Il doit conduire à la distribution d’une «gamme de produits complète, qui incluerait notamment des expertises dans le domaine des actions internationales ou du multi-actifs», précise le communiqué de LBP. L’offre serait distribuée dans les 17.000 points de contact de la Banque Postale, qui compte 11 millions de clients particuliers et cherche à augmenter sa part de clients institutionnels. Aegon va ainsi pouvoir utiliser La Banque Postale comme distributeur en France, pays où l’assureur, implanté en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, n’est pas encore présent dans la gestion d’actifs.
Pour LPB AM, acteur aujourd’hui essentiellement européen qui entend se déployer à l’international, ce partenariat avec Aegon ouvrira les portes des Etats-Unis en particulier.
L’accord, dont la conclusion définitive devrait intervenir au cours du premier trimestre 2015, comporte également une prise de participation minoritaire dans LBPAM, à hauteur de 25%, de la filiale d’Aegon. L’accord capitalistique est à sens unique car une prise de participation de LBP AM dans Aegon AM aurait été plus délicate à mener dans le contexte règlementaire de Bâle 3, rappelle une source proche de la banque. L’accord offrira un apport en cash à l’acteur français.
Sans le démentir, La Banque Postale ne souhaite pas commenter un autre projet de rapprochement avec Fédéris, la filiale de gestion d’actifs de Malakoff Médéric. LBP AM se rapprocherait cette fois d’un acteur six fois plus petit que lui.
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Israël poursuit ses frappes au Liban, qui ont fait au moins 380 morts depuis la trêve
Beyrouth - L’armée israélienne a poursuivi mardi ses frappes au Liban, tuant dans le sud 13 personnes, qui viennent s’ajouter aux 380 morts depuis l’instauration du cessez-le-feu le 17 avril, selon les autorités. Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s’y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l’armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu’il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. «Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés», une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts «dont un soldat et un ressortissant syrien», et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué «quatre citoyens dont un enfant et une femme», et blessé deux autres, a indiqué le ministère. «Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l’ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D’après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. «Nous ne nous rendrons pas» Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu’il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. «Nous ne nous rendrons pas», a affirmé le chef de l’organisation, Naïm Qassem. «Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d’Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël «dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah». Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d’abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d’Israël du Liban. Après l’entrée en vigueur de la trêve, l’armée israélienne a établi en territoire libanais une «ligne jaune» à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu’au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une «opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani». Interrogée par le bureau de l’AFP à Jérusalem, l’armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant. © Agence France-Presse