La Banque mondiale reste optimiste sur l’activité des économies asiatiques
L’Asie de l’Est et Pacifique (EAP) a constitué le moteur de croissance mondiale le plus puissant depuis la crise financière internationale», constate la Banque mondiale dans son rapport trimestriel publié hier. Une situation qui devrait perdurer. L’institution a légèrement revu à la baisse de 0,1 point ses prévisions de croissance du PIB pour la région, dont le taux devrait néanmoins atteindre un rythme de 7,1% à la fois cette année et en 2015, estime-t-elle.
Une croissance tirée par la reprise dans les économies développées qui «permettra à la région de croître à un rythme relativement stable tout en s’ajustant au durcissement des conditions monétaires», estime ainsi Axel van Trotsenburg, vice-président de la banque mondiale pour l’Asie de l’Est. Hors Chine, les économies émergentes asiatiques devraient enregistrer une croissance de 5% cette année, contre 5,2% en 2013. La Banque mondiale alerte cependant sur le risque de durcissement des conditions financières dans les économies les plus importantes, telles que l’Indonésie et la Thaïlande.
L’institution reste néanmoins positive sur l’économie chinoise. Elle table ainsi sur une croissance du PIB de 7,6% cette année, et 7,5% en 2016. Un rythme en légère décélération par rapport aux 7,7% enregistrés en 2013, et conforme à l’objectif de 7,5% affiché par les autorités. «Si le taux de croissance de la production industrielle a ralenti, et les exportations se sont contractées sur les deux premiers mois de l’année, la tendance se renforce néanmoins, et nous prévoyons une accélération de la croissance trimestrielle en milieu d’année, avec le renforcement de la demande venant des pays à hauts revenus», indique ainsi la Banque mondiale.
Alors que les économistes estiment que Pékin devra choisir entre son objectif de croissance et le maintien des réformes structurelles visant à ralentir la croissance du crédit dans le pays, le conseil d’Etat a lancé la semaine dernière un mini plan de relance ciblé sur les dépenses en infrastructures, la construction de logements à bas coûts, et des allègements de taxes pour les petites sociétés. Si Fitch a confirmé vendredi la note A+ du pays avec une perspective stable, l’agence a néanmoins alerté sur «le modèle de croissance chinois sous contraintes avec l’augmentation rapide du poids de l’endettement dans l’économie».
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