La Banque d’Angleterre veut relever son taux directeur
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Guy Marchal
Ciblage. L’inflation est le souci des banques centrales. Pour certaines, la grande majorité, les hausses de prix sont trop faibles pour respecter leur mandat. Pour d’autres, un tout petit nombre, l’inflation devient une menace qu’il faut tuer dans l’œuf. La Banque d’Angleterre (BoE) appartient à la seconde catégorie. Suite à la réunion de son comité de politique monétaire mi-septembre, elle a évoqué un relèvement de son taux de base « dans les prochains mois ». Il est actuellement de 0,25 %. La dernière hausse remonte à juillet 2007 au moment précis où la crise des crédits subprime faisait son apparition sur les marchés monétaires. Pour les commentateurs de l’époque, la BoE s’était montrée bien mal inspirée. Le gouverneur Mark Carney a indiqué qu’une majorité au sein du CPM se dégageait pour relever le taux de base. Explication, l’inflation a atteint 2,9 % en août et la BoE prévoit qu’elle dépasse 3 % en octobre. Cette poussée s’explique par la dépréciation du sterling au lendemain du vote en faveur du Brexit. Les analystes de plusieurs banques (Barclays, Goldman Sachs…) envisagent un relèvement de 25 points de base dès novembre prochain. Une seconde hausse est anticipée pour la fin 2018, en fonction de l’état de l’économie britannique qui devrait se dégrader dans les mois à venir. Même cible d’inflation de 2 %, mais un souci tout autre pour la Banque du Canada qui n’arrive pas à l’atteindre. Elle a relevé son taux directeur (le jour le jour) à deux reprises depuis juillet de 0,50 % à 1 %. A l’occasion d’un colloque le 14 septembre à Ottawa, des économistes ont suggéré à la banque centrale de se fixer une fourchette d’inflation de 1 % à 3 % ou de tenir compte du niveau élevé de l’endettement dans le pays.
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