La Banque d’Angleterre relance son programme de rachats d’actifs
La BoE espère redonner un coup de fouet à l’économie vacillante en rachetant 75 milliards de livres de titres
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
Pour faire reculer la récession qui se profile à l’horizon, la Banque d’Angleterre a ressorti l’artillerie lourde. Réuni hier, le Comité de politique monétaire a voté le maintien de son taux à 0,5% mais il a décidé de relancer le programme d’assouplissement quantitatif, arrêté l’année dernière, en rachetant 75 milliards de livres (86 milliards d’euros) de titres d’Etat dans les quatre mois à venir.
Cette nouvelle mise porte le montant total du programme à 275 milliards de livres. L’annonce a surpris beaucoup d’analystes qui attendaient plutôt la mesure pour novembre, alors que les dernières minutes de la Banque avaient révélé que seul un membre du comité sur neuf prêchait pour la relance du programme.
Pour justifier ce mouvement, la banque centrale explique que «le repli de l’économie pourrait être plus important et durable qu’attendu». Non seulement la crise qui touche les partenaires économiques de la Grande-Bretagne menace sa croissance. Mais à l’intérieur du pays, le programme d’austérité pèse sur la demande et les difficultés de financement des banques contraignent l’allocation de crédit aux ménages et aux entreprises.
L’inflation est ressortie à 4,5% en août, compte tenu de l’augmentation de la TVA, du coût des importations et de l’énergie. L’augmentation du niveau des prix pourrait progresser au-dessus des 5% aux environs du mois prochain, mais elle devrait diminuer drastiquement l’année prochaine. Dans le moyen terme, la banque centrale estime que l’inflation ne devrait pas atteindre la barre des 2%.
C’est donc pour faire face à la morosité de la conjoncture que la BoE a relancé l’assouplissement quantitatif. Dans son dernier rapport trimestriel la banque avait estimé que le programme réalisé entre mars 2009 et janvier 2010 avait eu «des effets économiques significatifs». Il a, selon elle, augmenté le rythme de l’inflation de 0,75 à 1,5% tout en faisant progresser le niveau de PIB réel de 1,5 à 2% sur la période considérée.
Pas sûr pourtant que ce scénario se répète aussi facilement.Le premier programme d’assouplissement avait aussi été soutenu par la politique monétaire expansive de la Fed. Mais cette relance du programme d’assouplissement quantitatif en appelle d’autres début 2012, selon plusieurs économistes. «Nous ne serions pas surpris de voir le montant total des rachats d’actifs monter à 500 milliards de livres», estime James Knightley chez ING.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Après les combats qui les ont opposés en janvier, l'Etat central dirigé par Ahmed al-Charaa et les Forces démocratiques syriennes ont lancé des négociations pour réunifier la Syrie
Notre chroniqueur a lu le court roman Samuel Poisson-Quinton, dans lequel chaque terme n’apparaît qu’une fois. Un livre addictif qui interroge la mémoire, la perte et les limites du langage
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.