La Banque d’Angleterre lance une nouvelle ligne de liquidité
Le dispositif est mis en place à titre préventif afin de parer à une éventuelle détérioration de la situation dans la zone euro
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Stéphanie Salti, à Londres
Critiquée en 2008 pour ne pas avoir pris de décisions suffisamment en amont de la crise, la Banque d’Angleterre a décidé de jouer la carte de la prévention. Hier, la BoE a en effet annoncé la création de l’Extended Collateral Term Repo (ECTR), une nouvelle ligne de liquidité à 30 jours, qui permettra aux banques de se refinancer grâce à une vaste gamme de collatéraux. Si la banque centrale britannique estime qu’il n’y a pas pénurie actuellement de financement à court terme en sterling sur les marchés, ce nouveau dispositif est lancé à titre de prévention en cas de détérioration de la situation dans la zone euro.
Sur les modalités de fonctionnement, ce dispositif reposera sur un format d’enchères, avec des prêts disponibles pendant trente jours et adossés à des garanties admissibles dans le cadre de la Discount Window Facility, un guichet spécial qui fournit déjà de la liquidité aux banques. Les établissements souhaitant avoir recours à ce dispositif devront informer la Banque d’Angleterre de leurs intentions et indiquer quel collatéral ils souhaitent offrir. Dans un communiqué, la BoE a précisé qu’elle accepterait comme collatéraux de la dette souveraine, des titres adossés à des hypothèques résidentielles, des créances titrisées sur cartes de crédit, des prêts étudiants ou à la consommation ou encore certains types de papier commercial adossés à des actifs.
Si la majorité des observateurs ont accueilli favorablement l’initiative, beaucoup ont estimé qu’elle n’était pas révolutionnaire. David Tinsley, économiste en charge du marché britannique chez BNP Paribas, explique que le dispositif se distingue de celui de la Discount Window Facility dans la mesure où «il offre du cash adossé à des garanties plutôt que des Gilts, avec une structure tarifaire potentiellement moins sévère contre un collatéral moins liquide». Ce nouveau dispositif pourrait aussi rencontrer un succès limité en raison de son coût prohibitif : la BoE va en effet imposer un taux de pénalité supérieur d’au moins 125 points de base comparé à son taux bancaire de référence équivalent à 0,5%. Selon RBS, «ce dispositif a néanmoins le mérite de servir de soutien, l’intention étant d’éteindre dans une certaine mesure une crise de liquidité avant d’impacter pleinement les marchés financiers».
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit
Première conséquence visible d’El Niño à ce jour, l’autorité du canal du Panama a annoncé une réduction du nombre de bateaux transitant par l'isthme en raison de la sécheresse