La Banque d’Angleterre a bien réussi à influencer le rendement des Gilts
Le programme d’assouplissement quantitatif (QE) mené par la Banque d’Angleterre (BoE), pour injecter des liquidités dans l’économie, a permis de faire baisser durablement les taux des titres d’Etat britanniques. C’est la conclusion à laquelle sont arrivés trois économistes de l’institution, Martin Daines, Michael Joyce and Matthew Tong, dont l’étude a été publiée la semaine dernière.
Les économistes se sont penchés sur la première phase du programme. Entre mars 2009 et janvier 2010, la BoE a acheté pour 200 milliards de livres de titres, pour la plupart des titres d’Etat (Gilts) à moyen et long terme (198 milliards de livres).
Les chercheurs ont étudié la réaction des marchés après les différentes annonces de la BoE au sujet du QE. Ils estiment que «l’impact initial des annonces a mis du temps à être inscrit dans les prix et l’impact cumulé sur les taux a varié significativement en fonction des maturités, la plus grosse réaction est allée jusqu’à 120 points de base sur les maturités allant de 15 à 20 ans».
Les économistes ont également analysé la réaction des marchés au moment des enchères inversées menées par la banque. Lors de la première phase du QE, elle en a dirigé 92. Selon l’étude, ces opérations ont débouché sur une nouvelle baisse des taux des titres d’Etat, de 2,5 points de base pour les titres éligibles au rachat à seulement 1,5 point de base pour les titres qui ne l’étaient pas. Les chercheurs précisent que «l’ampleur de l’impact des enchères sur les taux a diminué au cours du temps alors que la liquidité et le fonctionnement du marché se sont améliorés et que la connaissance des opérations de rachats de la Banque d’Angleterre a augmenté».
En juillet dernier, la Banque a décidé d’augmenter son programme de rachat d’actifs de 50 milliards de livres pour le porter à 375 milliards de livres depuis son lancement. Alors que la phase d’assouplissement quantitatif touche à sa fin, et à l’approche de la réunion de la BoE du 8 novembre, les analystes restent divisés sur la probabilité d’une nouvelle augmentation du programme. Les dernières minutes ont montré que les banquiers centraux étaient partagés sur cette question.
Le PIB a rebondi de 1% au troisième trimestre, ce qui conforte ceux qui croient à une pause dans l’assouplissement. Cependant, cette croissance est pour partie due aux Jeux olympiques et à l’effet calendaire du jubilé de la Reine.
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