La Banque centrale européenne pousse pour des stress tests de liquidité

Une majorité de pays, dont l’Allemagne, ont exprimé leurs réticences. Un accord sur la méthodologie n’est pas attendu avant fin janvier
La Rédaction

La Banque centrale européenne (BCE) fait le forcing pour que la prochaine série de stress tests bancaires européens intègre le critère de liquidité mais une majorité de pays, dont l’Allemagne, continuent d’avoir des réticences, ont indiqué lundi plusieurs sources européennes citées par Reuters. Comme en juillet dernier, lors des précédents tests de résistance, la méthodologie fait l’objet d'âpres négociations et l’une des options actuellement sur la table serait de réaliser ces tests en plusieurs étapes, a-t-on appris de mêmes sources.

«La BCE insiste désormais aux côtés de la Commission européenne pour qu’un test de liquidité soit organisé», a indiqué l’une des sources. «Mais une majorité de pays y sont toujours réticents. Un groupe estime qu’il faut être prudent afin de ne pas se placer sous une contrainte trop forte, comme l'été dernier lorsque l’exposition à la dette souveraine a été révélée et ensuite les banques ont freiné leurs achats d’obligations de la zone euro», a expliqué une deuxième source.

A l'époque, les tests avaient principalement mesuré la résistance des établissements bancaires européens au risque souverain et leur réaction à une récession sévère ainsi qu'à une nouvelle grosse tempête financière. Ils avaient laissé de côté les questions de liquidité ou l’exposition au risque immobilier. Cette fois-ci ces deux éléments devraient être pris en compte, mais le risque immobilier ne le sera que dans la poignée de pays particulièrement concernés. «Cela fait sens en Espagne, au Portugal, en Irlande. Mais ailleurs, pas vraiment», a estimé l’une des sources.

«L’Allemagne a quant à elle un problème plus général avec l’idée de tester à nouveau ses banques», a-t-elle poursuivi. Une troisième source a confirmé que ce sujet a été évoqué par les dirigeants des Vingt-Sept en marge du dernier sommet européen mais sans qu’une avancée ne soit enregistrée. De source française, on indique que Paris n’a «aucune opposition sur rien». «Il y aura vraisemblablement des éléments de liquidité mais nous n’avons pas encore décidé des détails», concédait-on au sein de la délégation hexagonale à Bruxelles. Aucun accord final ne devrait intervenir sur la méthodologie avant fin janvier. Les stress tests doivent débuter en février.

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