« La baisse du billet vert se poursuivra dans les trimestres à venir »
estime Sylvain Broyer, économiste chez Natixis
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Propos recueillis par Tân Le Quang
L’Agefi : La chute du billet vert face à la monnaie unique peut-elle durer ?
Sylvain Broyer : Les mouvements de change se sont amplifiés ces derniers mois avec la crise financière et les réactions divergentes qu’elle a suscitées de la part de la Fed et de la BCE. Mais la tendance de fond n’est pas rompue pour autant : la baisse du billet vert a commencé en 2003, elle se poursuivra dans les trimestres à venir. Dans un monde où les banques centrales alimentent la liquidité mondiale, l’appréciation de l’euro reflète la diversification croissante des réserves de change. L’engouement des investisseurs internationaux pour les actifs en euro, de plus en plus liquides, est un autre facteur (le portefeuille net en actifs européens détenus par les non-résidents a augmenté de 500 millards en neuf mois !). Au-delà du différentiel de taux, source de fluctuations du change à court terme, il faut s’habituer à la perspective d’un euro fort, à l’image de feu le mark allemand.
Natixis voit l’euro/livre à 0,78 d’ici à trois mois. Pourquoi un tel pessimiste pour la devise britannique ?
La dépréciation de la livre reflète avant tout la méfiance des marchés vis-à-vis de la sphère financière britannique, moins le différentiel de taux d’intérêt. D’ailleurs, la dépréciation de la livre contre euro est parallèle à celle du dollar, malgré des politiques monétaires divergentes au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Cette absence de discrimination s’explique par le rôle privilégié que joue la City de Londres dans le financement intermédié et titrisé de l'économie américaine (les investissements britanniques en actifs américains représentent près de 15 % du PIB) ainsi que par son poids élevé dans l'économie britannique (15 % du PIB). Tant que la crise du crédit américain perdurera, la livre aura plutôt tendance à se déprécier contre la monnaie unique.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
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L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides