«La baisse des anticipations d’inflation va pousser la BCE à agir de nouveau»
Gaëlle Malléjac, directrice de la gestion taux chez Groupama AM
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Solenn Poullennec
- L’Agefi : Qu’attendez-vous de la seconde TLTRO en décembre ?
- Gaëlle Malléjac : Nous attendons de la seconde TLTRO que les montants levés soient supérieurs aux 83 milliards d’euros de la première TLTRO, les banques ayant eu plus de précisions sur les achats d’actifs de la BCE et plus de temps pour s’y préparer. Nous n’anticipons toutefois pas un montant de nature à augmenter de façon substantielle l’excédent de liquidité dans le marché. En effet, la somme des deux premières TLTRO est à mettre en perspective des montants restant à rembourser d’ici à début 2015 dans le cadre des LTRO à 3 ans initiées fin 2011 et début 2012, qui s’élèvent à un peu plus de 300 milliards d’euros. La liquidité levée par les banques devrait ainsi rester significative, sans pour autant avoir un impact important sur la taille du bilan de la BCE.
- La BCE devrait-elle se lancer dans l’achat d’obligations d’entreprises?
- La baisse des prix des matières premières, notamment du pétrole, le scepticisme des marchés sur l’impact des mesures non conventionnelles déjà annoncées et la baisse des anticipations d’inflation vont pousser la BCE à agir de nouveau. De nouvelles annonces sont donc à venir. Mario Draghi ayant mis en avant la nouvelle orientation de l’institution monétaire vers une gestion active de son bilan, nous privilégions l’élargissement du programme d’achats aux dettes d’entreprises et supranationales. En étendant l’univers des actifs ciblés, la BCE renforcerait ainsi la crédibilité de ses interventions, l’atteinte d’une taille significative de son bilan, en conservant la possibilité ultime de recourir à l’achat d’obligations souveraines, si la situation venait encore à se dégrader.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
A Strasbourg, l'assemblée générale annuelle de la fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, le navire amiral du groupe, est une grand-messe destinée à mobiliser les élus et les salariés. Le digital, l'IA et la concurrence des néobanques ont émaillé tous les discours.
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Les marchés actions ont effacé la correction de mars pour repartir à l’assaut des sommets, notamment Wall Street, portés par une vague de bénéfices exceptionnels et une forte révision à la hausse des perspectives, grâce à l’IA. Mais cette euphorie ne doit pas occulter les nombreux risques encore à l’œuvre.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
La justice va désormais prendre le relais de la police pour juger les casseurs. L’an dernier, Gérald Darmanin avait jugé les peines « pas à la hauteur »