«La baisse de l’euro va se prolonger jusqu'à 0,90 contre dollar à horizon 2017»
Valérie Perez, responsable devises France - Benelux - Suisse chez Deutsche Bank
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Patrick Aussannaire
- L’Agefi : Jusqu’où l’euro peut-il chuter ?
- Valérie Perez : L’euro a finalement cassé un couloir qui durait depuis 2008 contre dollar. Nous pensons que cette cassure va se prolonger jusqu’à une parité de 0,90 à horizon 2017. Le quantitative easing (QE) anticipé par les marchés puis confirmé jeudi par la BCE est robuste, dans la mesure où il a lieu dans un contexte de taux négatifs, avec une quantité d’obligations européennes disponibles limitée. L’incertitude va continuer de planer dans une année électorale non seulement en Grèce mais également en Espagne et au Portugal. Enfin, du côté du dollar, même si le timing de la première hausse de taux est incertain, la Réserve fédérale américaine a bien terminé sa période d’assouplissement monétaire. Les Treasuries américains sont les obligations d’Etat qui offrent le rendement le plus élevé au sein de l’univers du G10, ce qui soutient les flux de capitaux. Pour ces raisons, la tendance en place a toutes les chances de se maintenir.
- La décision de la BNS était-elle prévisible ?
- La Banque nationale de Suisse (BNS) a surpris tous les acteurs du marché des changes, tant elle semblait déterminée à maintenir son taux de change plancher de 1,20 contre euro coûte que coûte. Cependant, la défense de ce dernier présentait un coût de plus en plus élevé et difficile à supporter dans un contexte de baisse de l’euro, la BNS devant rééquilibrer ses réserves en devises. Le franc suisse est désormais surévalué de 30% en termes de parité des pouvoirs d’achats. Il nous faudra probablement 12 à 18 mois avant de le voir retrouver un niveau proche de son niveau d'équilibre.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions