«La baisse de l’euro devrait enclencher une hausse des anticipations de bénéfices»
Didier Campa, porte-parole de la politique d’investissements d’Aviva Investors France
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Bruno de Roulhac
- L’Agefi: La politique de la BCE vous conduit-elle à vous renforcer en actions ?
- Didier Campa: Les mesures annoncées par la BCE ont dépassé les attentes et prouvent à nouveau la détermination de la banque centrale à aider la croissance et endiguer tout risque de déflation. Ce QE est favorable aux actifs risqués et en premier lieu aux actions de la zone euro. La baisse de la devise unique, conséquence de cette politique monétaire ultra-accommodante, conjuguée à la chute du baril et au bas niveau des taux d’intérêt devrait enclencher pour la première fois depuis trois ans des révisions à la hausse des anticipations de bénéfices. Ces éléments sont positifs pour les actions de la zone euro. Etant positifs sur les actions de la zone euro depuis longtemps, les annonces de janvier nous ont confortés dans nos positions sans pour autant nous inciter à les renforcer.
- Comment interprétez-vous la baisse du prix du pétrole ?
- Certains investisseurs s’inquiètent de la chute brutale du prix du baril estimant qu’elle reflète un ralentissement de la croissance mondiale. La chute du baril serait liée, selon eux, à un choc de demande. Nous estimons que la chute du baril, même si elle est en partie expliquée par une moindre demande, correspond avant tout à un excès d’offre. La production américaine, alimentée par le pétrole de schiste, est en forte croissance depuis plusieurs années. En 2014, un facteur a précipité les prix à la baisse : le refus de l’Arabie Saoudite de réduire sa production pour réguler le marché. Ce contre-choc pétrolier constitue une aubaine pour la croissance : il redonnera du pouvoir d’achat aux ménages et favorisera les marges des entreprises consommatrices d’énergie.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions