Klaus Regling vante en Chine la cause du Fonds européen de stabilité financière
Le directeur de l’EFSF a précisé que les titres de dette pourraient éventuellement être cédés en yuan si Pékin le souhaitait
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La Rédaction
Après l’accord trouvé par les dirigeants européens sur la Grèce, le directeur du Fonds européen de stabilité financière (EFSF), Klaus Regling, a tenté samedi de convaincre la Chine d’investir dans le fonds de sauvetage, précisant que les investisseurs seraient assurés contre un cinquième des pertes initiales si nécessaire et que les titres de dette pourraient éventuellement être cédés en yuan si Pékin le souhaitait. Lors d’une intervention à l’université Tsinghua, il a toutefois reconnu que cette dernière option serait difficile à concrétiser.
Selon l’accord obtenu à Bruxelles, l’effet de levier sur le FESF sera obtenu via un double mécanisme. Il s’agira d’une part d’assurer partiellement les dettes souveraines émises par des pays en difficulté et, d’autre part, de créer un nouveau «véhicule spécial» adossé à l’EFSF et au Fonds monétaire international (FMI) et auquel participeront des investisseurs internationaux, comme la Chine ou d’autres grands pays émergents.
Klaus Regling a laissé entendre qu’il serait dans l’intérêt de Pékin d’investir davantage dans l’EFSF, afin de préserver l’euro, devise alternative au dollar pour les réserves de change chinoises, qui s'élèvent à 3.200 milliards de dollars. La Chine s’est jusqu’ici montrée prudente et n’a pour le moment pas déclaré expressément vouloir investir dans le Fonds, même si elle a fait part à plusieurs reprises de sa confiance dans la capacité de l’Europe à surmonter la crise de la dette. Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a estimé hier sur la chaîne allemande ARD qu’un soutien de la Chine ne devait pas se faire au prix de concessions politiques.
L’achat d’obligations émises par le FESF n’est pas à l’agenda du prochain sommet du G20, a déclaré vendredi le ministre adjoint des Finances chinois, Zhu Guangyao. Il a précisé que Pékin attendait d’avoir des détails sur les nouvelles possibilités d’investissement dans le Fonds pour prendre une décision. Le voisin japonais, par la voix de son Premier ministre, Yoshihiko Noda, a assuré samedi dans les colonnes du Financial Times qu’il allait continuer à soutenir le renforcement de l’EFSF, tout en réclamant à l’Europe des efforts plus importants pour éviter un phénomène de contagion.
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