IPO : la Chine et le Marché Libre sauvent l’année 2008
Le nombre de valeurs moyennes introduites sur la cote à Paris a chuté de moitié par rapport à 2007
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IDMidCaps
Considérées comme le vivier de la cote parisienne, les valeurs moyennes n’ont que peu participé à la régénération du listing de Nyse Euronext Paris. En 2008, les small et midcaps n’ont enregistré que 48 introductions en Bourse contre 99 en 2007 selon un décompte effectué par IDMidCaps. Alternext, créé en 2005 pour redynamiser ce segment de la cote et concurrencer l’AIM londonien, symbolise ce tarissement. Le marché régulé dédié aux valeurs de croissance n’a enregistré que dix nouveaux entrants contre 44 en 2007 et 51 en 2006.
Et ces nouveaux émetteurs sur Alternext ne sont pas forcément des nouveaux venus sur le marché. Trois sont issus du Marché Libre (Referencement.com, Easydentic et Aerowatt) et deux d’une double cotation, l’une provenant de l’AIM (Proventec) et l’autre d’Alternext USA (ONI Biopharma).
L’élément marquant de cette année est sans conteste l’arrivée de sociétés chinoises qui ont apporté quatre sociétés à Alternext en 2008. Finalement, seule une opération sur ce compartiment était de facture classique: le fabricant de tests de diagnostic moléculaire Ipsogen s’est distingué comme la seule PME française nouvelle sur Alternext faisant appel public à l’épargne. Le constat est similaire sur Eurolist: le marché réglementé n’a accueilli que trois valeurs moyennes, dont deux foncières ainsi que Thenergo qui a procédé à un transfert «sec» depuis Alternext après l’échec de son augmentation de capital.
Seul le Marché Libre a pu afficher une relative résistance: 35 inscriptions y ont été effectuées cette année contre 42 en 2007. Pourquoi un tel attrait ? Parce que les patrons cherchent parfois à faire leurs preuves avant un éventuel transfert sur un marché régulé (Alternext) ou réglementé (Eurolist). Certains voient l’occasion de réaliser une opération rapide à mettre en œuvre avec le mécanisme d’entrée en Bourse par cotation directe, sans visa de l’AMF. La réglementation allégée du Marché Libre, les sociétés étant exemptées de publication de comptes à la différence d’Alternext et d’Eurolist, constitue un autre attrait pour des PME dont la communication financière est peu structurée. Des conditions qui ont attiré de nombreuses start-ups comme l’installateur de panneaux solaires photovoltaïques Facilasol ou l’éditeur de logiciels danois Vopium, ou encore cinq sociétés chinoises.
Les marchés ont effectué une rotation des petites capitalisations et des valeurs de croissance vers les grandes capitalisations et la value en Europe. Aux États-Unis, la rotation a surtout bénéficié aux petites capitalisations.
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