IM Global Partner entre au capital d’un hedge fund
La plate-forme multiboutique fondée par Philippe Couvrecelle veut accompagner le déploiement commercial de l’américain Sirios sur son marché domestique.
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Amélie Laurin
Philippe Couvrecelle, président d’IM Global Partner.
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Photo DR.
Après les actions américaines avec Polen Capital, et le crédit avec Dolan McEniry, IM Global Partner ajoute une troisième corde à son arc américain. «Nous avons pris la semaine dernière une participation de 15,5% dans Sirios Capital Management, un spécialiste du long/short equity basé à Boston», annonce à L’Agefi Philippe Couvrecelle, président d’IM Global Partner. La plate-forme multiboutique parisienne, créée en 2015 sous le nom d’IM Square, a racheté des parts aux associés de Sirios, qui est détenu par son fondateur et ses salariés depuis sa fondation, en 1999.
«Depuis deux ans, nous recherchons des sociétés alternatives pour nous diversifier. Après deux-trois années difficiles pour les fonds long/short, nous pensons que ce type de gestion va être davantage porteur dans les années qui viennent, car la croissance des marchés actions risque de ne pas durer dans les deux-trois années à venir», explique Philippe Couvrecelle.
Après un pic d’encours à 3,6 milliards de dollars en 2015, Sirios gère actuellement 2,3 milliards de dollars (2 milliards d’euros). Sa stratégie long short affiche une performance de 0,47% à fin juin, deux fois supérieure à celle de l’indice HFR equity hedge (0,24%), mais nettement en-dessous des 2,65% du S&P 500. Pour l’année 2017, son rendement de 14,27% dépassait aussi celui de l’indice HFR (+9,98%), mais restait inférieur aux 21,83% du S&P 500.
Alors qu’IM Global Partner souhaitait initialement ouvrir le marché européen à ses partenaires américains, il va cette fois aider Sirios sur son marché local. «Sirios a déjà un fonds Ucits qu’il commercialise en Europe via la plate-forme Gaia de Schroders depuis 2012, avec succès puisqu’il affiche 800 millions d’euros d’encours, indique le patron d’IM Global. En revanche, il n’a pas d’équipe commerciale aux Etats-Unis car il sert uniquement des fondations, institutionnels et family offices via des mandats et comptes dédiés.» Sirios va lancer un premier fonds mutuel américain et s’appuiera sur la nouvelle recrue d’IM Global : Jeff Seeley, qui fut jusqu’en 2015 directeur commercial d’AMG Funds, le leader américain des plate-formes multiboutiques qui comptent aussi le français Natixis IM.
IM Global a déjà investi 130 millions d’euros dans ses trois premières participations. D’ici à quatre ans, la société veut déployer 500 millions supplémentaires, avec des tickets de 15 à 60 millions d’euros. Soutenue par Eurazeo et Groupe Dassault/La Maison, elle espère compter un nouvel actionnaire «d’ici à 18 mois».
Fondée par Laurent Dobler, Nicolas Kieffer et Victor Gutzwiller, la jeune boutique parisienne lance sa première Sicav luxembourgeoise et anticipe un retour des allocataires d’actifs vers la gestion de conviction.
La collecte a été portées par différents pays et différentes typologies de clientèle. R-co Valor et R-co Conviction Credit Euro attirent une bonne partie des flux. Cela permet à la société de gestion d'atteindre les 50 milliards d'euros d'encours.
Goldman Sachs renforce ses positions dans la gestion externalisée des retraites, un marché très disputé où s’affrontent notamment BlackRock, Mercer et Russell Investments.
Le plus important asset manager britannique indépendant cède Benchmark, son activité de conseil financier sur le segment mass affluent gérant 37,1 milliards de livres, à Söderberg & Partners, un groupe présent dans le conseil financier et le courtage d'assurance dans les pays nordiques et aux Pays-Bas.
Eurizon regarde de plus en plus au-delà des frontières italiennes, rapporte Bluerating, citant un article d’Expansión. La société de gestion du groupe Intesa Sanpaolo a en effet engagé une démarche de renforcement international. Aujourd’hui, 17 % des encours d’Eurizon proviennent d’une clientèle extérieure au groupe Intesa Sanpaolo, mais l’objectif est d’augmenter encore cette part.
Le directeur général de Baillie Gifford, Tim Campbell, a annoncé aux collaborateurs de la société qu’ils avaient la possibilité de quitter l’entreprise, alors que celle-ci cherche à recentrer son activité sur les segments du marché à plus forte croissance, révèle le Financial Times. Il a indiqué, lors d’une visio interne récente, que les salariés basés au Royaume-Uni pourraient partir dans le cadre d’un programme de départs volontaires, avant de tenir une réunion réunissant l’ensemble du personnel sur ce sujet. Baillie Gifford, fondée en 1908, gère environ 200 milliards de livres sterling d’actifs et emploie 1.600 personnes au Royaume-Uni. Le gestionnaire d’actifs cherche à développer son activité auprès des family offices, des clients intermédiaires aux États-Unis et en Asie 5conseillers financiers et gérants de fortune), ainsi qu’auprès des clients recherchant une exposition accrue aux actifs privés.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve