«Il serait naïf de croire que la Fed laissera s’apprécier le dollar sans réagir»
Nicolas Forest, responsable du fixed income chez Candriam IG
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Solenn Poullennec
- L’Agefi : Jusqu’où l’euro pourra-t-il baisser dans les six mois ?
- Nicolas Forest : La baisse de la devise européenne semble inéluctable. Avec une inflation proche de 0% et une croissance molle, la BCE a redoublé d’efforts pour ancrer les taux à la baisse. La logique de divergence des cycles économiques et monétaires entre l’Europe et les Etats-Unis plaide fondamentalement pour une réelle dépréciation. Pourtant, aussi logique soit-elle, cette vision largement partagée aujourd’hui par le concert des économistes doit être amendée. En premier lieu, il serait naïf de croire que la Réserve Fédérale (Fed) laissera s’apprécier continûment le dollar sans réagir. Les commentaires des dernières semaines nous l’ont rappelé. Deuxièmement, la structure de la balance courante européenne conduit à des flux de capitaux favorables à une appréciation de l’euro. Enfin et surtout, il n’est pas du tout sûr que la BCE réussisse son pari de faire croître son bilan de 1.000 milliards d’euros. Pour toutes ces raisons, un euro à 1,20 nous semble l’objectif le plus raisonnable.
- Comment voyez-vous évoluer l’euro/ livre dans les six mois ?
- Après une forte appréciation de la devise britannique lors des derniers mois, le marché semble marquer le pas. La détérioration économique de son partenaire européen combinée à un ton plus accommodant de la Fed a rappelé aux Britanniques que vivre sur une île ne les rend pas toutefois exempts des politiques de ses partenaires. Dans ce contexte, nous nous attendons encore à une légère appréciation de la livre, mais qui restera selon nous très dépendante des actions à venir de la Fed. Les récentes minutes publiées par la Banque d’Angleterre l’ont encore rappelé de manière toute subliminale…
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
A Strasbourg, l'assemblée générale annuelle de la fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, le navire amiral du groupe, est une grand-messe destinée à mobiliser les élus et les salariés. Le digital, l'IA et la concurrence des néobanques ont émaillé tous les discours.
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Les marchés actions ont effacé la correction de mars pour repartir à l’assaut des sommets, notamment Wall Street, portés par une vague de bénéfices exceptionnels et une forte révision à la hausse des perspectives, grâce à l’IA. Mais cette euphorie ne doit pas occulter les nombreux risques encore à l’œuvre.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
La justice va désormais prendre le relais de la police pour juger les casseurs. L’an dernier, Gérald Darmanin avait jugé les peines « pas à la hauteur »