« II existe un risque de correction de 10 % des marchés boursiers »
L’Agefi : Anticipez-vous une correction des marchés boursiers au cours des mois à venir ?
Yves Maillot : Après le rebond très important enregistré depuis douze mois, notre vision est celle d’un marché en attente de signes supplémentaires d’une poursuite de la reprise de l’activité, notamment aux Etats-Unis. Par un effet de mimétisme, de bonnes statistiques sur l’emploi outre-Atlantique contribueraient également à améliorer le sentiment de marché sur les actions européennes. Compte tenu des restructurations déjà opérées par les sociétés, notre opinion réservée est surtout liée à la perception de risques macroéconomiques (taux de change, solidité du système bancaire…). Aux niveaux actuels de valorisation, nous estimons qu’il existe un risque de correction d’environ 10% des marchés boursiers au cours des prochains mois.
Qu’est-ce qui explique votre prudence particulière sur le Japon ?
L’économie nippone bénéficie d’effets de base favorables par rapport au début de l’année 2009, mais cette amélioration conjoncturelle a déjà été intégrée par les investisseurs. La particularité du Japon est que sa crise bancaire a émergé voici vingt ans et que le pays est embourbé depuis une quinzaine d’année dans un marais déflationniste. L’un des grands défis de l’Archipel consiste donc à créer les conditions d’un environnement un peu plus «reflationniste», alors même que sa démographie joue en sens contraire et que sa dette publique atteint deux fois son PIB. Celui-ci est d’ailleurs revenu l’an dernier à son niveau de 1992, après une chute sans précédent de la production depuis la seconde guerre mondiale. Enfin, même améliorée, la rentabilité des sociétés japonaises est loin d’avoir atteint les standards occidentaux.
Plus d'articles du même thème
-
«Une sortie durable du taux de dépôt BCE au-dessus de la zone de neutralité n’est pas notre scénario pour 2026»
Benoit Gérard et Théophile Legrand, stratégistes taux chez Natixis. -
«L’euro-dollar se reprendra avec le comblement du différentiel de taux réels entre les deux zones»
Xavier Chapon, directeur de gestion cotée et dette privée d’Arkéa Asset Management. -
« Les répercussions devraient être plus modérées que celles de la guerre en Ukraine en 2022 »
Michele Morganti, Senior Equity Strategist chez Generali Investments -
«Le positionnement neutre nous permet de naviguer dans l’incertitude actuelle tout en restant exposés à la volatilité»
Findlay Franklin, gérant crédit multi-actifs chez RBC BlueBay -
« Le rebond récent paraît fragile »
Pierre-Alexis Dumont, Directeur des Investissements de Sycomore AM -
Le blocage d’Ormuz est chaque jour plus problématique
Plus le blocus du détroit d’Ormuz sera long, plus il sera difficile de normaliser la situation sur les marchés de l’énergie. Les mesures de compensation du déficit d’offre du Moyen-Orient vont s’épuiser. Avec un risque de pénurie et la nécessité que le détroit ouvre rapidement.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Des gestionnaires actifs alertent sur les dangers cachés de la gestion passive
- Lionel Paquin : « Ce n’est pas Praemia qui est en crise mais le marché de l’immobilier »
- Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Amundi attribue une rémunération de 2,67 millions d’euros à Valérie Baudson pour 2025
- Vincent Cornet quitte le directoire de LBP AM
Contenu de nos partenaires
-
Trump-la-mortDonald Trump peut-il tirer profit du nouvel attentat raté contre lui ?
Donald Trump a encore échappé à la mort. Un incident qui pourrait redresser sa cote de popularité. Mais dans une Amérique fracturée et une économie sous pression, l'histoire suggère que cette fenêtre sera brève -
The final countdownEmmanuel Macron à l’Elysée : les inconnues de l'An X
Le chef de l’Etat veut utiliser les 382 jours restants de son mandat pour corriger et vendre son bilan. Sans rien laisser filtrer de ses intentions pour l’après -
Colin-maillardAttal-Glucksmann, les rivaux qui s'évitent
L’ancien Premier ministre incline à droite, en direction d’Edouard Philippe. Le chouchou du camp social-démocrate lorgne à gauche, dans l'espoir d'aimanter le PS. Ni l'un ni l'autre ne souhaitent se battre au centre malgré les gains qu'ils pourraient tirer d'un tel duel