« II existe un risque de correction de 10 % des marchés boursiers »
Yves Maillot, directeur investissements et actions chez Robeco Gestions
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Yves-Marc Le Reour
L’Agefi : Anticipez-vous une correction des marchés boursiers au cours des mois à venir ?
Yves Maillot : Après le rebond très important enregistré depuis douze mois, notre vision est celle d’un marché en attente de signes supplémentaires d’une poursuite de la reprise de l’activité, notamment aux Etats-Unis. Par un effet de mimétisme, de bonnes statistiques sur l’emploi outre-Atlantique contribueraient également à améliorer le sentiment de marché sur les actions européennes. Compte tenu des restructurations déjà opérées par les sociétés, notre opinion réservée est surtout liée à la perception de risques macroéconomiques (taux de change, solidité du système bancaire…). Aux niveaux actuels de valorisation, nous estimons qu’il existe un risque de correction d’environ 10% des marchés boursiers au cours des prochains mois.
Qu’est-ce qui explique votre prudence particulière sur le Japon ?
L’économie nippone bénéficie d’effets de base favorables par rapport au début de l’année 2009, mais cette amélioration conjoncturelle a déjà été intégrée par les investisseurs. La particularité du Japon est que sa crise bancaire a émergé voici vingt ans et que le pays est embourbé depuis une quinzaine d’année dans un marais déflationniste. L’un des grands défis de l’Archipel consiste donc à créer les conditions d’un environnement un peu plus «reflationniste», alors même que sa démographie joue en sens contraire et que sa dette publique atteint deux fois son PIB. Celui-ci est d’ailleurs revenu l’an dernier à son niveau de 1992, après une chute sans précédent de la production depuis la seconde guerre mondiale. Enfin, même améliorée, la rentabilité des sociétés japonaises est loin d’avoir atteint les standards occidentaux.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
L’assureur britannique enregistre un résultat d’exploitation en hausse de 24% à 1,3 milliard de livres sterling sur les six premiers mois de l’année, dépassant les attentes des analystes. Cette croissance vient principalement de l’intégration de Direct Line, racheté il y a un an pour 3,6 milliards de livres.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Effectifs réduits, vigilance relâchée : les cyberpirates exploitent l’été pour frapper fort, obligeant les entreprises à renforcer leur résilience face à des attaques toujours plus sophistiquées et imprévisibles
Dans sa décision rendue vendredi 14 août, le Conseil constitutionnel censure certaines mesures de la loi, mais valide les dispositions phares du texte du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
DECRYPTAGE. Le Conseil constitutionnel a décidé de censurer la loi d'interdiction des réseaux sociaux aux adolescents de moins de quinze ans, estimant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression