Henderson Global Investors mène à grands pas l’intégration de Gartmore
L’intégration de Gartmore se déroule selon Henderson Global Investors sans accroc. Directeur du développement d’Henderson pour la France, Monaco et Genève, Patricia Kaveh souligne qu’il ne s’agissait nullement de contraindre les processus de gestion de Gartmore à entrer dans le rang. Si l’acquisition, effective début avril dernier, et à l’image de celle de New Star Asset Management il y a deux ans, a pour objectif affiché de faire du gestionnaire britannique un acteur mondial, le groupe entend mettre en avant une structure de «boutique». Avec les 17,9 milliards d’euros apportés par Gartmore, le nouvel ensemble affiche à fin mars dernier un montant d’actifs sous gestion pro forma de 86,5 milliards (dont la moitié en actions, une part stable).
Pour le reste, les équipes londoniennes de Gartmore, les plus nombreuses, ont emménagé chez Henderson le week-end de Pâques, peu après l’entrée en vigueur du rachat début avril. Grâce à une préparation en amont de la signature de l’opération, les parties ayant révélé l’existence de discussions préliminaires dès la mi-décembre 2010, les portefeuilles Gartmore bénéficient des systèmes de leur nouvelle maison, passant par les gestions des ordres ou du risque. Gage aux yeux de Patricia Kaveh d’une transition réussie, des gérants représentant 85% des actifs de Gartmore avant la fusion sont aujourd’hui présents au sein du nouvel ensemble.
Reste à achever la rationalisation de la gamme de produits, jusqu’à la disparition de la marque Gartmore d’ici à la fin de l’année à l’issue d’une période transitoire dès ce mois-ci où les produits arboreront la double bannière Henderson / Gartmore.
En France, où les actifs s’élèvent à 1,2 milliard d’euros, la fusion a représenté un apport minime de 50 millions environ pour Patricia Kaveh (outre une dizaine de millions à Genève). La responsable se félicite avant tout de pouvoir présenter une offre étendue, sans objectif chiffré de rétention d’actifs. Le rachat a tout particulièrement permis d’intégrer une offre sur les actions des marchés émergents, dont le gestionnaire ne disposait pas encore. Patron de cette gestion depuis une quinzaine d’années chez Gartmore et enthousiaste face aux «tigres» latino-américains, Chris Palmer entend bien répliquer en Europe continentale le succès rencontré au Royaume-Uni auprès des gestionnaires de fortune.
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