Helsinki obtient 880 millions d’euros en caution pour sa part du plan grec
Les fonds, qui correspondent à 40 % de l’aide de la Finlande, seront placés dans une banque et investis dans des titres AAA à 30 ans
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Florence Autret, à Bruxelles
L’Eurogroupe de lundi soir aura au moins permis d’aboutir sur un point : la demande finlandaise de collatéral. Aux termes de l’accord trouvé lundi après des semaines de travaux, les pays de la zone euro pourront opter pour un régime ad hoc de participation au deuxième plan grec, incluant des garanties. En pratique, l’option a été taillée sur mesure pour la Finlande. Elle lui permet de couvrir le coût de sa participation, évaluée à 2,2 milliards d’euros, sur un total de 109 milliards d’euros de soutiens publics pour le deuxième plan grec.
Afin de satisfaire la demande d’Helsinki, le gouvernement grec devra placer sur le compte d’une banque commerciale un dépôt de 880 millions d’euros. Le compte sera géré par un trustee. La somme sera placée en obligations AAA et bloquée pendant 30 ans. Au terme de cette période, qui correspond à la durée des nouveaux prêts de la Facilité de stabilité européenne à Athènes, la caution devrait atteindre un peu plus de 2 milliards, soit le montant de l’engagement finlandais. Si la Grèce rembourse intégralement le prêt, elle récupère sa caution. Si elle fait défaut, en partie ou complètement, Helsinki dispose des fonds.
«C’est exactement ce que l’on voulait. Ainsi notre participation est neutre financièrement», a indiqué mardi un porte-parole du gouvernement finlandais à L’Agefi.
Cette caution sera constituée au moyen du rachat sur le marché d’obligations d’Etat grecques. Ces rachats seront effectués par le trustee, à la demande du gouvernement. Le montant de 880 millions d’euros correspond à 40% des 2,2 milliards d’euros, une quote-part qu’Helsinki estime correspondre au risque grec.
A cela s’ajoute l’engagement, par la Finlande, de débloquer d’emblée sa participation au capital du Mécanisme de stabilité européen (ESM) qui sera créé en 2013, soit 1,44 milliards d’euros (sur un total de 80 milliards pour 17 pays). Les autres participants ont, eux, cinq ans pour verser le capital. Enfin, la rémunération de la Finlande sur les prêts à la Grèce sera légèrement inférieure à celle des autres créanciers.
Théoriquement, cette option a été conçue pour n’importe quel membre de l’Eurogroupe. Mais «elle n’est pas si avantageuse que cela pour les autres», reconnaît cette source finlandaise. «Débloquer le capital immédiatement n’est pas vraiment un problème pour un pays noté AAA», mais elle peut coûter cher à qui se trouve dans une situation plus délicate sur le marché, dit-elle.
Les anticipations d’inflation à long terme des ménages japonais ont atteint un plus haut depuis 2006. Mais on sait que ces anticipations montent le plus souvent avec le constat de la hausse des prix au quotidien, notamment des prix de l’énergie et de l’alimentation. Le débat reste ouvert sur l’évolution des prix au Japon à long terme.
Les volumes reculent au premier semestre 2026, pénalisés par le retour en force des banques sur le marché syndiqué. Mais ces prêts conservent leur rôle stratégique dans le financement des opérations de private equity.
Il s’agit de la première mesure de la nouvelle stratégie de l’administration Trump reposant sur l’article 301 du Trade Act contre des pratiques commerciales déloyales spécifiques, après l’invalidation par la Cour suprême des droits de douane «réciproques» d’urgence économique (article 232).
Le groupe français compte en faire une plateforme de transformation numérique en Europe. Il offre une prime de près de 100% sur le dernier cours. La cible devrait réaliser plus de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires sur son exercice 2025/26, mais sans dégager de résultat d’exploitation, après un premier semestre difficile.
Six des dix gérants de growth les plus performants sont basés hors des États-Unis, selon le dernier classement HEC Paris-Dow Jones. L’australien Quadrant Private Equity et le brésilien Oria Capital occupent les premières places du podium.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Contre l'inertie des responsables politiques liée au poids des retraités, Jonas Haddad appelle à « ouvrir les vrais débats » en 2027 : fiscalité des actifs, rapprochement du salaire brut et du salaire net et capitalisation
Emmanuel Macron et Friedrich Merz se rencontrent ce jeudi soir avant un conseil des ministres franco-allemand demain. Plusieurs sujets stratégiques sont au menu alors que l’Allemagne s’inquiète d’une arrivée au pouvoir de Marine Le Pen en 2027
SERIE (1/28). A la demande de l'Opinion, la psychologue, spécialiste de l'enfance et de l'adolescence, se glisse dans la peau du locataire de l'Elysée et liste ses premières décisions.