Groupama AM poursuit l’adaptation de son offre de gestion
Groupama Asset Management (AM) fait évoluer son offre. La société de gestion d’actifs doit annoncer aujourd’hui la création d’une nouvelle direction baptisée «Solutions d’investissement». En gestation depuis le début de l’année, cette structure a pour objectif d’offrir à ses clients, essentiellement des investisseurs institutionnels, des solutions globales et personnalisées leur permettant d’optimiser le profil risque / rendement de leurs portefeuilles. «Nous allons pouvoir arriver chez nos clients avec des propositions d’offres d’investissement plutôt que des types de gestions identifiées», explique Francis Ailhaud, directeur général de Groupama AM.
Ce nouveau pôle rassemble les équipes de gestion actif / passif (ALM), d’allocation dynamique, d’ingénierie financière et celles dédiées à l’épargne longue des entreprises. Cette direction nouvellement créée bénéficie surtout de l’apport des gestions Sigma.
Né en 2011 à l’issue de la fusion-absorption de Groupama Fund Pickers, ce pôle regroupe la gestion absolue, total return et la gestion flexible et affiche 2,3 milliards d’euros d’encours à fin août. Preuve de l’importance de l’entité «Sigma», c’est son directeur, Henri Chabadel, qui est nommé responsable de la direction «Solutions d’investissement», comptant quarante spécialistes. «Cette nouvelle direction forme un ensemble finalement cohérent», estime Francis Ailhaud, qui compte tirer profit des synergies entre ses différentes expertises pour séduire de nouveaux clients.
Cette réorganisation se veut une réponse à un contexte de marché difficile pour la gestion d’actifs. «Avant la crise, nous étions dans un environnement de rendement élevé et de faible volatilité, analyse Francis Ailhaud. Aujourd’hui, nous sommes dans un contexte de rendement bas et de forte volatilité. Cette situation implique que nous fassions évoluer notre offre afin de répondre au mieux aux attentes des clients.»
Surtout, la société de gestion a développé au fil des années une forte expertise en gestion active. Or, «celle-ci s’est surtout exercée sur la gestion benchmarkée, qui constitue une part importante de notre gestion sur les actions européennes et le risque de crédit, explique Francis Ailhaud. Dans le contexte de marché actuel, les benchmarks sont très volatils et il est donc indispensable de proposer des alternatives.»
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