Goldman Sachs accepte l’offre de Panasonic sur Sanyo
Un yen de plus. C’est l’effort qu’aurait consenti Panasonic pour faire céder Goldman Sachs sur son projet de rachat de Sanyo. Selon plusieurs sources, après plusieurs semaines de négociations, la banque américaine aurait fini par accepter de vendre sa participation dans le groupe nippon pour 131 yens par action. Un prix qui reste inférieur au cours actuel du titre, autour de 137 yens au moment où cette information a circulé, et aux 250 yens espérés par la l’établissement financier au début des discussions.
Cette information, initialement révélée par le quotidien Nikkei, intervient au lendemain de la publication par l’établissement financier de sa première perte trimestrielle depuis son introduction en Bourse en 1999 (lire L’Agefi d’hier), et au moment où les ventes de Sanyo commencent à reculer. En outre, les perspectives pour les fabricants japonais de composants électroniques commencent à s’assombrir. Que ces éléments aient ou non facilité la décision de la banque, celle-ci dégage le terrain pour Panasonic quant au rachat de son concurrent. Jusqu’ici le numéro un mondial de la fabrication d’écran plasma avait vu ses tentatives de rachat achopper en raison du refus de Goldman Sachs.
Pour plusieurs analystes, cela signifie surtout que «Goldman a besoin de cash et souhaite se refaire sur certains investissements rapidement». L’un d’entre eux explique d’ailleurs que c’est symbolique de la conjoncture actuelle, où c’est celui qui a du cash qui est en position dominante.
Selon des sources, les deux autres actionnaires de référence de Sanyo, Sumitomo Mitsui Banking and Daiwa Securities SMBC, seraient pour leur part tout à fait disposer à céder leurs parts à Panasonic, qui avaient à l’origine offert seulement 120 yens par action. Il est vrai que les deux établissements nippons et Goldman Sachs n’avaient déboursé que 300 milliards de yens (2,4 milliards d’euros) en 2006 pour leurs participations dans Sanyo.
Ainsi, une fois racheté ces participations et converti les titres préférentiels de ces trois actionnaires en action ordinaire, Panasonic pourra-t-il récupérer 70% du capital de son concurrent. L’une des sources interrogées a révélé que Panasonic envisageait d’ailleurs de tenir une conférence de presse dès demain pour y présenter les détails de son opération, qui valorise son concurrent 806,7 milliards de yens.
Plus d'articles du même thème
-
RockFi équipe ses conseillers d’un agent IA pour le suivi patrimonial
La fintech déploie un agent IA auprès de ses conseillers privés afin d’automatiser une partie du suivi patrimonial et offrir un accompagnement plus personnalisé à ses clients. -
Le recul de l'activité s'atténue dans la zone euro en juin
L'indice PMI composite de la zone euro est remonté à 49,5 en juin, contre 48,5 en mai, selon les données provisoires publiées par S&P Global et la Hamburg Commercial Bank. Le repli de l'activité s'est en revanche accentué en Allemagne. -
Heineken opte pour une direction hors-les-murs pour tonifier ses ventes
Le brasseur nomme Rafael Oliveira, en tant que nouveau PDG. Avec le choix de ce profil externe, issu du secteur du café, le néerlandais espère trouver la bonne recette de sa relance commerciale.
ETF à la Une
AllianzGI va lancer cinq ETF actifs en Europe dès l'été
- L'AFG propose d'introduire une dose de capitalisation dans les retraites complémentaires du privé
- Le programme Tibi 3 vise 15 milliards d'euros d'investissements dans la tech
- La frontière entre actifs cotés et non cotés s'estompe dans les allocations institutionnelles
- Blue Sea et dette privée : Bpifrance muscle son arsenal d’investissement
- La Caisse des dépôts investit dans un fonds monétaire Ucits tokenisé
Contenu de nos partenaires
-
In folioNoël Godin, roi des potaches
Ces agités du bocal sont tous plus nihilistes, puérils et sociopathes les uns que les autres. Ils n’en font pas moins preuve de belles qualités de plume, au point qu’il est souvent difficile de ne pas admirer leurs écrits, incendiaires et péremptoires -
Canicule : la France a connu sa nuit la plus chaude depuis 1947
Avec une température minimale moyenne de 21,6 °C, la France a enregistré dans la nuit de lundi à mardi sa nuit la plus chaude depuis le début des relevés en 1947. Cinquante-quatre départements sont désormais placés en vigilance rouge canicule -
Hold-upPourquoi les Brexiters ne paient pas l’échec du Brexit
Dix ans après le référendum, une majorité de Britanniques estiment que le Brexit était une mauvaise idée. Pourtant, le parti Reform UK, créé à l’origine pour soutenir le Brexit, reste en tête dans les sondages.