Generali Real Estate France s’ouvre à la gestion pour compte de tiers
Sous l’impulsion de sa maison mère, l’entité française s’attellera en 2012 au développement de cette activité, qui restera à terme minoritaire
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Virginie Deneuville
Generali Real Estate France, dont la gestion portait jusqu’à présent exclusivement sur le patrimoine immobilier du groupe, veut s’ouvrir à la gestion pour compte de tiers. «Nous allons nous atteler à ce sujet dès 2012. Nous souhaitons prendre notre temps pour mettre en place correctement cette activité, qui restera minoritaire, notre client principal demeurant évidemment le groupe Generali», explique à L’Agefi Philippe Depoux, président de Generali France Immobilier.
Cette décision intervient alors que la maison mère italienne a indiqué la semaine passée prévoir de porter le patrimoine sous gestion des activités immobilières de 28 à 36 milliards d’euros à horizon 2016, soit un taux de croissance annuel de 6%. Elle compte pour ce faire mettre l’accent sur la gestion pour compte de tiers, actuellement concentrée sur l’Italie.
Ces objectifs s’inscrivent dans le cadre de l’annonce du regroupement des activités de services immobiliers du groupe en une seule société, baptisée Generali Real Estate, qui doit être opérationnelle en juillet 2012. La nouvelle structure sera présidée par Raffaele Agrusti, directeur général et financier de Generali, Giancarlo Scotti ayant la fonction d’administrateur délégué.
Ce regroupement consiste «à mettre en place juridiquement ce qui existait dans les faits depuis trois ans, à savoir des compétences locales couplées à une stratégie et une culture immobilière globales au niveau du groupe. L’équipe France reste inchangée et la structure de droit français devient succursale de la maison mère», indique Philippe Depoux.
Generali Real Estate gère actuellement en France près de 6 milliards d’euros pour le compte du groupe, contre 5,2 milliards à fin 2010. «Nous avons investi un peu plus de 800 millions d’euros cette année sur notre marché qu’est l’Ile-de-France et nous avons cédé pour environ 300 millions d’euros», relève Philippe Depoux, indiquant représenter ainsi 12 à 13% du marché francilien de l’investissement 2011.
En termes de perspectives sur la France, «nous percevons 2012 comme une année d’achat, marquée par plus d’opportunités que l’an passé», estime le président. Sur les trois prochaines années, «nous pensons investir entre 2 et 3 milliards d’euros en France en fonction des opportunités», poursuit-il, prévoyant une hausse des encours de plus de 2 milliards sur la période.
Les véhicules à faible tracking error, qui ont été lancés en premier par le gérant néerlandais en octobre 2004, raflent l’essentiel des encours à ce stade.
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