Gameloft : des relais de croissance à partir de mi-2008
La progression devrait être plus modeste au premier semestre dans l’attente des ventes générées par les nouveaux supports
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Le développement de Gameloft entre dans une nouvelle phase. Jusque-là assis sur le téléchargement de jeux sur téléphones mobiles au travers des opérateurs télécoms, le modèle de développeur et éditeur de jeux vidéo grand public trouve un prolongement naturel avec l’arrivée de nouvelles plates-formes. Gameloft a développé des titres pour les nouveaux téléphones Nokia dotés de la plate-forme de jeux Ngage/OVI et l’iPhone d’Apple, mais aussi pour les plates-formes de téléchargement des consoles de jeux. Le groupe est présent sur Xbox Live Arcade, le site de téléchargement de jeux de la console Xbox 360 de Microsoft depuis juin 2007 et dispose de deux titres actuellement adaptés à ce support. Cette année, Gameloft prépare le lancement de ses premiers jeux pour WiiWare le nouveau service de téléchargement de jeux en ligne de la Wii de Nintendo. Un premier jeu sera disponible au Japon mi-avril puis en Europe et aux Etats-Unis dès l’inauguration du service prévue en mai. Enfin, la société prévoit de proposer « d’ici quelques mois » des jeux pour le service de téléchargement de la PS3 de Sony. « Ces supports lèvent un frein majeur au développement du jeu sur mobile : le processus d’achat est beaucoup plus facile que ce qu’offrent les services des opérateurs », se félicite Michel Guillemot, PDG de Gameloft. Dans un contexte de stabilisation annoncée des frais de R&D, le management attend les premiers retours sur investissements des dépenses consenties en 2007 sur les nouvelles plates-formes à partir du second semestre 2008. Les ventes induites devraient représenter « entre 10 et 15 %» du chiffre d’affaires 2008 et près de la moitié à terme. La croissance de l’activité téléchargement sur téléphones devrait quant à elle plafonner autour de 15 à 20 %. Pour 2008, Gameloft confirme donc une croissance de son chiffre d’affaires comprise entre 25 % et 30 % (contre plus de 30 % précédemment), soit des ventes entre 120 et 125 millions d’euros, avec un rythme qui devrait être plus lent durant la première moitié de l’exercice. La marge opérationnelle (hors impact des options d’achat octroyées aux salariés) est toujours attendue entre 10 % et 15 %.
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