Fidelity va poursuivre son offensive auprès des institutionnels français en 2015
Auréolé d’une solide collecte en France en 2014, malgré des vents contraires en fin d’année, Fidelity entend maintenir sa dynamique en 2015. Historiquement positionné sur le segment des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), le gérant américain mise notamment sur sa société de gestion locale, Fil Gestion, pour continuer à développer sa clientèle d’institutionnels français.
«Nous sommes un des rares gérants étrangers à avoir maintenu une société de gestion à Paris, ce qui nous permet d’offrir de la proximité et des produits sur mesure aux clients institutionnels», explique Christophe Gloser, le président de Fidelity France, qui précise que la clientèle institutionnelle représente environ 30% des 9,7 milliards de dollars d’actifs commercialisés par la structure, contre de l’ordre de 25% pour le canal des CGPI.
Outre son expertise dans les actions européennes et françaises, Fil Gestion pilote également depuis Paris la gestion des fonds d’actions nordiques et du fonds diversifié Fidelity Patrimoine. L’offre est complétée par la gamme de Fidelity Worldwide Investment, la filiale du groupe dédiée à la distribution auprès de la clientèle non américaine du groupe.
«En 2015, nous mettrons l’accent sur la thématique des fonds globaux, principalement via nos trois produits World Fund, Global Dividend Fund et Global Emerging Markets Fund», souligne Christophe Gloser. Afin de répondre à la «recherche de rendement et de produits sophistiqués», Fidelity entend s’appuyer sur Pyramis, la filiale américaine de Fidelity Investments dédiée à l’expertise institutionnelle. Parmi les thématiques figurent ainsi les prêts américains et l’immobilier, Fidelity International Real Estate Fund ayant récemment été autorisé à la commercialisation en France.
A rebours de la plupart des acteurs français, Fidelity France a enregistré une collecte importante de 1,4 milliard de dollars en 2014. La collecte auprès des investisseurs institutionnels a totalisé 900 millions de dollars, dont 550 millions sous forme de mandats et fonds dédiés sur les actions européennes. Malgré des dégagements liés à des prises de profits et au regain d’aversion pour le risque, les fonds actions européennes et actions américaines ont respectivement collecté 700 et 400 millions de dollars. Les thématiques high yield Europe et actions émergentes ont pour leur part attiré chacune 300 millions de dollars.
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