Faible contribution du secteur privé au marché du travail américain
Le redressement du marché du travail fait son chemin aux Etats-Unis. Selon le département du Travail, les créations d’emplois outre-Atlantique se sont élevées en mai à 431.000 après 290.000 en avril. Mais bien qu’il s’agisse de la cinquième hausse consécutive des embauches, la plus importante depuis mars 2000, la statistique a déçu le marché qui tablait sur un chiffre de 513.000. En réaction le dollar a cédé du terrain face au yen (à 91,91) mais s’est apprécié face à l’euro (1,1973), la devise unique faisant aussi les frais de la défiance du marché.
Les embauches destinées à Census 2010, la campagne de recensement de la population américaine, se sont élevées à 411.000, expliquant pour beaucoup le chiffre de mai. Pour ING, la réelle déception vient du secteur privé, qui n’a créé que 41.000 postes - un plancher depuis janvier- contre 150.000 anticipés et 218.000 en avril (chiffre révisé de 231.000). Les embauches ont marqué le pas du côté des entreprises privées qui ont plutôt relevé le temps de travail. Le secteur de la construction a détruit 35.000 postes, tandis que le secteur manufacturier a en offert 29.000.
Le taux de chômage est revenu à 9,7%, son niveau du premier trimestre, après 9,9 % en avril et à comparer à un consensus à 9,8%. Crédit Agricole CIB, qui voit le record de 10,1% d’octobre 2009 comme un pic, s’attend à ce que le taux de chômage ne décline que lentement puisque l’amélioration des conditions, sur le marché de l’emploi, amènera les américains à redevenir actifs. Tandis que l’horaire de travail hebdomadaire moyen, est passé de 34,1 à 34,2 heures, le salaire horaire, lui, a crû de 22,50 à 22,57 dollars. Ce qui est tout de même de bon augure pour le moral des consommateurs.
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