Début 2008, le repli des fusions-acquisitions y a été limité à 10 % contre 53 % outre-Atlantique
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Olivier Decarre
« Le plus faible démarrage depuis 2005 ». C’est ainsi que Thomson Financial qualifie le début d’année 2008 dans les fusions-acquisitions (F&A). A 661 milliards de dollars, les volumes mondiaux du premier trimestre affichent en effet un recul de 31 % en un an. L’explication principale vient des LBO. Avec des volumes en chute de 78 % en un an, ils ne représentent plus que 8,1 % du marché mondial des F&A, alors que leur poids était encore de 18,5 % sur l’ensemble de 2007 et de 21,1 % en 2006. « Avec un marché de la dette en souffrance, les méga LBO ont quasiment disparu. Or, ce sont ces grands buy-out qui avaient soutenu la progression du private equity en 2006 et 2007 », constate David Bernard, vice-président banque d’investissement et private equity chez Thomson Financial. L’autre point saillant concerne la répartition géographique des opérations, qui confirme la bonne tenue de l’Europe face aux Etats-Unis. Tandis que les volumes ont reculé de 53 % outre-Atlantique, la baisse s’est limitée à 10 % en Europe.
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