Euronext veut enrayer l’ascension de Tom sur le marché des dérivés néerlandais
Euronext contre-attaque sur le marché des dérivés néerlandais. La Bourse européenne, qui a été mise sur le marché cet été par ICE après le rachat de Nyse Euronext, a signé à la fin du mois de septembre un partenariat avec le courtier en ligne néerlandais Degiro et a annoncé des baisses de prix pour tenter de contrecarrer l’ascension de la plate-forme Tom.
Tom (The Order Machine), qui a été créé en 2009 et permet de traiter des actions, des options et des futures, a réussi à grignoter rapidement des parts de marché aux Pays-Bas. Sur les options, elle revendiquait une part de marché de 35% fin octobre, contre 65% pour Euronext. Il y a un an, elle assurait capter 26% du marché contre 74% pour le Liffe (ex-Nyse Euronext). Tom exclut cependant les chiffres d’Eurex. Euronext assure que, sur les options sur actions individuelles, sa part de marché est passée de 84% en 2012 à 67% en septembre, contre 17% pour Tom et 16% pour Eurex. Dirigée par Willem Meijer, Tom est détenue par Nasdaq OMX, ABN Amro, BinckBank, qui offre des services de courtage en ligne, ainsi que par Optiver et IMC, spécialisés dans le trading pour compte propre.
Afin de ne pas perdre sa position sur le marché très dynamique des dérivés aux Pays-Bas, Euronext a annoncé en septembre une baisse de ses tarifs jusqu’à 50% pour les transactions effectuées par les particuliers sur les options sur actions individuelles et sur indices. Pour capter plus facilement les ordres des particuliers, la Bourse va par ailleurs déléguer le service de ses relations clients à Degiro, qui exécute ses ordres sur Euronext, à partir de février 2015. La Bourse facilitera aussi la mise en contact de ses clients avec Degiro. Créé en 2008 par d’anciens collaborateurs de Binck, Degiro mise sur une politique de prix agressive. Le courtier se targue sur son site d’offrir des prix de 67% à deux fois moins élevés que ceux de ses concurrents. Degiro, qui a ouvert en France, en Belgique et en Allemagne cette année, veut devenir «le plus grand courtier en ligne d’Europe en matière de transactions» dans les cinq années à venir.
«Nous aimerions lancer [ce type de partenariat] avec d’autres courtiers qui figurent parmi nos membres», explique à L’Agefi Adam Rose, responsable des produits dérivés chez Euronext. Cet ancien d’ABN Amro, arrivé au printemps pour redonner de l’élan à une «franchise sous-exploitée», assure qu’Euronext «a gagné des parts de marché au cours des derniers mois» sur le marché des dérivés néerlandais.
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