Euronext étoffe sa gamme de produits dans ses activités de dérivés
Euronext muscle son activité de produits dérivés. La Bourse va lancer, au premier trimestre 2015, une plate-forme permettant de négocier des exchange for physical (EFP) sur les indices actions CAC 40 et AEX Index. Une première pour ce type d’instruments.
Les EFP permettent à deux parties d’échanger d’une part, un actif, et d’autre part, une position à terme sur ce sous-jacent. Il s’agit avant tout d’un marché de gré à gré, même si certaines plates-formes boursières en traitent sur les matières premières, comme ICE, ou sur une action à la fois. «Le produit est destiné à la clientèle institutionnelle. Il permet de négocier la base, c’est-à-dire la différence entre le prix du contrat à terme sur indice et celui de l’indice. Par rapport au marché du gré à gré, nous offrirons un carnet d’ordres centralisé anonyme, un algorithme de calcul qui crée le lien entre les contrats à terme et les actions en allouant à chaque constituant de l’indice le bon volume et le bon prix, et un transfert du risque de contrepartie grâce à la compensation centralisée chez LCH.Clearnet», explique Alicia Suminski, responsable du développement pour les marchés au comptant et dérivés européens chez Euronext. Ces développements expliquent le lancement effectif du projet début 2015, le temps que toutes les parties prenantes au marché puissent s’y connecter. Une plate-forme test doit être ouverte mi-novembre. BNP Paribas, Credit Suisse et la Société Générale sont associés au développement de cette solution.
Euronext reste discret en termes d’objectifs chiffrés. «Il s’agit aujourd’hui d’un marché de gré à gré et de spécialistes pour lequel nous ne disposons pas de volumes officiels. Mais nous nous attendons à des transactions de taille importante. Une fois la plate-forme lancée, nous pourrions aussi l’élargir à d’autres indices», indique Alicia Suminski.
Cette innovation traduit au passage les nouvelles ambitions d’Euronext pour son activité de dérivés. Celle-ci vivait jusqu’à présent dans l’ombre du Nyse et du Liffe, jusqu’au rachat par ICE. Appelée à prendre d’ici à l’été son indépendance par le biais d’une IPO, la Bourse européenne n’a pas vocation à concurrencer les deux géants Liffe et Eurex sur les produits de taux. Mais ses dérivés sur actions, indices et matières premières constitueront l’un de ses relais de croissance. Euronext a d’ailleurs déjà lancé davantage de nouveaux produits ces 4 derniers mois que lors des deux années précédentes.
Plus d'articles du même thème
-
Holcim va céder le contrôle de sa filiale philippine à un groupe chinois
La transaction, qui s’effectuera en deux étapes, valorise au total ces activités à plus de 807 millions de dollars. -
La nervosité des investisseurs à l'égard de l’IA grimpe d’un cran au cœur de l’été
Le secteur des semi-conducteurs s’est subitement envolé en Bourse en fin de semaine après s’être effondré lors des jours précédents. Des réactions extrêmes qui traduisent la fébrilité du marché quant aux perspectives de l’intelligence artificielle. -
Les pétroliers américains préparent le terrain à des périodes moins fastes
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026. -
La baisse du bitcoin continue d'affecter les bénéfices de Coinbase
La plateforme d'échanges de cryptomonnaies multiplie les initiatives pour diversifier son offre. Toutefois, ses résultats financiers restent à la merci du cycle de la première des cryptomonnaies. -
En août, vos opérations de change peuvent vous coûter beaucoup plus cher
Comme chaque semaine, retrouvez le coup d’oeil de DeftHedge sur le marché des changes. -
M&G nomme un ancien dirigeant de H.I.G. à la tête de sa plateforme d’infrastructures
John Bruen rejoindra Infracapital le 1er septembre, en remplacement de Martin Lennon, qui partira à la retraite.
ETF à la Une
Pimco lance un nouvel ETF Ucits
- BNP Paribas est reconduit comme banque dépositaire par la caisse de retraite obligatoire des experts-comptables italiens
- Un gestionnaire d’actifs saoudien liquide un fonds géré par un gérant français
- Citadel vole au secours d'un concurrent mis au tapis par la correction de la tech
- BNP Paribas et Natixis vendent l’éditeur de logiciels SLIB à Objectway
- Raphaël Zenou rejoint Natixis IM pour développer les ETF
Contenu de nos partenaires
-
Mur des lamentationsEmmanuel Macron, le « doudou » et les « pleureuses »
Entre 2012 et 2014, François Hollande ironisait sur les « pleureuses » (les patrons) qui venaient se lamenter dans le bureau de leur « doudou » ( Emmanuel Macron) -
Come backPrésidentielle : comment Hollande drague à son tour les patrons
Depuis quelques mois, l'ex-président honni rencontre de nombreux chefs d'entreprise qui prennent en considération son futur programme. Ce n'est pas de l'amour, mais de l'intérêt bien compris -
EditoImmigration : il y aura un avant et un après Ceuta
Cette crise a valeur de test pour l'Europe mais aussi pour les candidats de gauche et de droite à la présidentielle