Ernst & Young prédit un redémarrage des investissements dans les bureaux
Le volume d’engagement pourrait aller jusqu'à 14 milliards d’euros en 2012, selon une enquête réalisée par Ernst & Young.
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Krystèle Tachdjian
Après un premier semestre plutôt atone sur le marché des transactions, les investisseurs envisagent une reprise de leurs investissements en immobilier d’entreprise pour la deuxième partie de l’année 2012. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par Ernst & Young au cours des premiers mois de l’année auprès d’une vingtaine d’investisseurs (fonds d’investissement français ou étrangers …). Le cabinet de conseil anticipe entre 12 à 14 milliards d’euros d’engagement pour l’année 2012, contre 15 milliards en 2011.
«Même si le contexte économique est peu propice, les actifs immobiliers existent, les liquidités sont abondantes et les investisseurs présents», souligne l’étude. Les investisseurs font état d’un volume de capitaux importants à investir en priorité sur des actifs «prime» (de qualité supérieure) notamment dans le quartier central des affaires parisien où ils visent des investissements allant de 10 à 50 millions d’euros.
Cette forte concurrence conduit à une stabilisation voire une contraction des taux de rendements sur ces actifs les plus recherchés. «Face à la pénurie d’actifs prime, certains acteurs s’intéressent à des actifs immobiliers alternatifs dont les murs des hôtels, les Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) et les data centers», souligne Ernst & Young. Il ressort également de l’étude que le marché français reste une valeur sûre malgré les incertitudes sur la zone euro. Sur le front de la dette bancaire, les investisseurs interrogés pointent aussi les tensions fortes sur le marché du crédit hypothécaire, et la quasi-disparition des prêts sur les actifs non sécurisés.
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