Enel négocie la cession de certains actifs à E.ON pour 13,5 milliards d’euros
Comme il s’y était engagé, et pour réduire sensiblement son endettement, le groupe italien a proposé certains actifs à la société allemande
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Un grand bol d’air frais pour les finances d’Enel. La compagnie italienne d'électricité semble sur le point de conclure la vente de 13,5 milliards d’euros d’actifs à E.ON, toutes les parties concernées ayant accepté les valorisations retenues. Les actifs mis en vente par Endesa, la filiale espagnole d’Enel, ont été valorisés 11,5 milliards d’euros, et ceux cédés par Enel à 2,025 milliards, selon les communiqués respectifs des deux sociétés. Cette valorisation résulte d’un accord entre la société italienne, Acciona et E.ON.
L’accord trouvé entre les trois parties doit maintenant être validé par le conseil de surveillance d’E.ON, précise Reuters, qui se réunit aujourd’hui. Le groupe allemand dispose en principe de 10 jours pour répondre à cette offre. Le groupe romain s’est associé à Acciona l’an dernier afin de racheter Endesa pour 42,5 milliards d’euros et le ravir ainsi à E.ON, qui avait le premier présenté une offre d’achat mais s'était heurté à des restrictions imposées par les autorités espagnoles.
Après leur victoire, Enel et Acciona s'étaient alors engagés à céder certains actifs, pour un montant de 10 milliards d’euros, à E.ON. La proposition qui est faite porte sur des actifs d’Endesa en Italie, France, Pologne et Turquie ainsi que des filiales françaises et italiennes et deux centrales en Espagne. Enel, de son côté, est disposé à céder entre autres des participations dans Enel Viesgo Generacio, Enel Viesgo Services et Electra de Viesgo Distribucion mais pas ses 50% d’Enel Union Fenosa Renovables.
Si E.ON accepte les propositions, le groupe italien pourra réduire son endettement de 8,4 milliards d’euros, soit plus des trois quarts de son objectif de désendettement, fixé à 11 milliards. L’endettement net d’Enel atteignait 55,8 milliards fin 2007 après le rachat d’Endesa. Dans un communiqué, l’administrateur délégué du groupe italien, Fulvio Conti, souligne que les cessions devraient ramener l’endettement autour de 49 milliards d’euros, «en ligne avec une note de crédit A de Moody’s et Standard & Poor’s». Il ajoute que l’opération «renforcera la concurrence et l’intégration sur le marché européen de l'énergie». Endesa pourrait parallèlement engranger des plus-values d’environ 4,5 milliards d’euros, souligne le groupe espagnol.
Par ailleurs, Enel s’attend à ce que le groupe italien A2A, qui détient 20% d’Endesa Italia, prenne rapidement une décision sur la vente de cette participation à E.ON.
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